DIRECT. Manuel Valls annonce un durcissement des peines pour le trafic d'armes lourdes

Les syndicats de policiers manifestent mercredi 14 octobre sous les fenêtres de la ministre de la Justice, à Paris, ainsi que dans plusieurs grandes villes de France.

Le Premier ministre, Manuel Valls, le 5 octobre 2015 à Tokyo (Japon).
Le Premier ministre, Manuel Valls, le 5 octobre 2015 à Tokyo (Japon). (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Après la manifestation des policiers, mercredi 14 octobre à la mi-journée, le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé lors d'une conférence de presse à Matignon une série de mesures pour simplifier la procédure pénale. Il a également annoncé un durcissement des peines pour le trafic d'armes lourdes et s'est défendu de tout laxisme.

Des syndicats de policiers ont manifesté dans plusieurs villes de France et notamment à Paris, sous les fenêtres de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, après qu'un des leurs a été grièvement blessé par un détenu en cavale, lors d'une fusillade en Seine-Saint-Denis la semaine dernière. Mais leurs doléances vont bien au-delà.

Francetv info vous fait suivre la situation dans ce direct.

Alléger "la gestion de la garde à vue". "Il sera désormais autorisé de récapituler dans un procès-verbal unique de fin de garde à vue l'ensemble des formalités procédurales représentatives du droit", a indiqué le Premier ministre dans sa conférence de presse.

"Eviter" les sorties des détenus sans "nécessité avérée". Le chef du gouvernement assure que la réforme des autorisations de sortie des prisonniers sera faite "par décret, donc très rapidement".

François Hollande recevra "la semaine prochaine" les syndicats de la police et de la justice. C'est le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, qui l'a annoncé à l'issue du Conseil des ministres.

Evénement rare. Les policiers ne manifestent quasiment jamais. Le dernier rassemblement d'une telle ampleur date de 1983. Il s'agissait d'une manifestation de quelque 1 500 policiers conspuant les ministres de gauche, devant le ministère de la Justice, après la mort de deux fonctionnaires tués par Action directe.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #POLICE

17h24 : Manuel Valls a tenté d'apaiser les policiers en colère avec une série de mesures présentées tout à l'heure. Nous les détaillons dans cet article. Parmi elles, des peines renforcées pour le trafic d'armes lourdes.

(FRANCE TELEVISIONS)

16h28 : Bonjour @Max et @anonyme. Manuel Valls parlait en fait de la technique du "coup d'achats", contrairement à ce que nous avions compris dans un premier temps. Les policiers qui enquêtent sur un trafic de stupéfiants peuvent se présenter comme des acheteurs potentiels et "solliciter d'un dealer qu'il leur vende une certaine quantité" de drogue, selon le Sénat. Mais cette technique ne peut être utilisée que si le vendeur est déjà connu de la justice pour ce type de délit.

16h22 : Technique du "coût d'achat" ? Quèsaco ?

16h21 : C'est quoi la technique du "coût d'achat" ?

15h14 : A Valenciennes, une centaine de policiers ont manifesté.

14h58 : La préfecture de police annonce qu'environ 7 500 policiers étaient rassemblés devant le ministère de la Justice, à Paris.

14h56 : Du vent, comme d'habitude. Des mesurettes faites à la va-vite.

14h54 : Et allez donc, hop là ! Circulez il n'y a rien à voir.

14h54 : Les décrets c'est pratique rapide et sans contestation, qu'on ait raison ou tort; on se passe ainsi de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

15h02 : Dans les commentaires, vous critiquez les annonces du Premier ministre destinées à répondre à la colère des policiers.

14h30 : Manuel Valls termine à l'instant sa conférence de presse. Il quitte l'estrade avec la ministre de la Justice et le ministre de l'Intérieur sans laisser la possibilité aux journalistes de poser la moindre question.

14h27 : Le chef du gouvernement assure que la réforme des autorisations de sortie des prisonniers sera faite "par décret donc très rapidement".

14h20 : Le Premier ministre annonce que le gouvernement compte lutter davantage contre la prolifération des armes.

14h18 : Manuel Valls annonce des mesures de simplification de la procédure pénale. Suivez sa conférence de presse en direct et en vidéo par ici.

14h17 : Manuel Valls annonce un allègement des formalités de garde à vue avec un PV et un récapitulatif de la fin de garde à vue.

14h14 : "En cinq ans, 5 330 postes de policiers et gendarmes ont été créés."

Le Premier ministre cite des chiffres pour expliquer que la justice et la police sont des "priorités du quinquennat de François Hollande".

14h14 : Manuel Valls dit "entendre la colère" des policiers, et promet de "corriger" des "dysfonctionnements".

14h15 : La conférence de presse de Manuel Valls depuis Matignon est à suivre en direct et en vidéo par ici.

14h08 : "La police et la justice sont des priorités du quinquennat de François Hollande."

"Je n'opposerai jamais la police et la justice", assure le Premier ministre.

14h06 : Manuel Valls s'exprime actuellement depuis Matignon en présence de la garde des Sceaux et du ministre de l'Intérieur "pour faire un certain nombre d'annonces et de propositions".

13h54 : Des syndicats et des associations du monde judiciaire et pénitentiaire répondent au mouvement des policiers. Dans un communiqué intitulé Refuser les permissions de sortir, c'est vouloir maintenir les personnes détenues en dehors de la société, ces formations accusent les syndicats de policiers d'instrumentaliser le braquage lors duquel un policier a été blessé, le 5 octobre.

13h47 : Il commence à pleuvoir à Paris et la manifestation des policiers risque de bientôt prendre fin.

13h28 : Sur la place Vendôme, la manifestation des policiers se poursuit. Rappelons qu'une telle mobilisation n'a pas été vue depuis 2001.

13h22 : "Cet après-midi à 14 heures, une conférence de presse aura lieu à Matignon avec le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Intérieur pour faire un certain nombre d'annonces et de propositions."

Le gouvernement se mobilise alors que la manifestation des policiers bat son plein devant le ministère de la Justice.

13h11 : BRAVO les flics. Faites-vous entendre, vous avez des droits !!!

13h11 : Soutien complet à notre police, gendarmerie contre la banalisation des agressions, attaques et dénigrements et surtout laxisme de la pseudo justice.

13h12 : Cela fait des années que les policiers ont mis en avant leurs difficultés mais leurs responsables syndicaux font de la politique au lieu de défendre leurs intérêts. Vous semble-t-il normal qu'un policier qui travaille de nuit soit payé 0,97 € par heure de nuit ? Vous semble-t-il normal que les policiers passent des examens et doivent attendre ensuite 10 à 15 ans pour bénéficier enfin de l'avancement et donc du grade qui leur est dû ? Les secrétaires généraux des syndicats de police se servent et font semblant de défendre les troupes ? Vous semble-t-il normal que certains directeurs ou officiers ne respectent pas les règles de droits sur les conditions de travail des effectifs placés sous leur autorité ? Il y a beaucoup à dire et à revoir mais les policiers ne se font plus d'illusions.....

13h10 : Dans les commentaires, la mobilisation des policiers vous fait réagir. Et vous les soutenez très largement.

12h56 : "Policiers en colère." C'est le principal slogan scandé sous les fenêtres du ministère de la Justice à Paris.

12h48 : "Comprenez-vous la colère des policiers ?" C'est la question du "Grand soir 3" de France 3. Pour y répondre, c'est par ici.

12h47 : "Police et justice sont, chacune, le maillon d'une même chaîne ; elles doivent, à mon sens, bien plus communiquer. Chacune doit connaître et comprendre les contraintes de l'autre." Un officier de police judiciaire explique pourquoi il manifeste aujourd'hui à Paris. C'est à lire sur notre blog Police de caractère.

12h25 : Les policiers ne manifestent pas qu'à Paris. Un journaliste de France 3 Champagne-Ardenne rapporte que plusieurs dizaines d'entre eux se font entendre à Reims.

12h13 : A l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement annonce que François Hollande recevra les syndicats de police et de justice "la semaine prochaine".