Côtes-d'Armor : prison ferme pour une policière qui avait tenté de faire annuler des contraventions

Cette fonctionnaire de 45 ans avait rédigé "deux fausses attestations d'indulgence censées émaner de son supérieur (...) afin d'obtenir l'annulation de deux PV d'excès de vitesse". 

Un brassard de la police à Marseille (Bouches-du-Rhône), en avril 2019. (Photo d\'illustration) 
Un brassard de la police à Marseille (Bouches-du-Rhône), en avril 2019. (Photo d'illustration)  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Une fonctionnaire de police de 45 ans a été condamnée à quatre mois de prison ferme pour "faux" et "usage de faux" par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) pour avoir voulu faire sauter des contraventions d'excès de vitesse, a fait savoir le parquet, jeudi 12 septembre. 

Brigadier de police au commissariat de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), cette femme "a rédigé deux fausses attestations d'indulgence censées émaner de son supérieur (...) afin d'obtenir l'annulation de deux PV d'excès de vitesse", a expliqué le procureur de Saint-Brieuc Bertrand Leclerc, confirmant des informations de la presse locale. "Au demeurant, le fait qu'elle rédige elle-même de faux documents établit qu'elle a bien court-circuité sa hiérarchie en tentant de gérer seule cette manœuvre, a-t-il précisé. 

La policière "a plaidé la 'maladresse', ce qui s'accorde mal avec le mode opératoire révélant la mise en place d'un circuit dérivé d'indulgences", selon le procureur. La femme avait déjà été condamnée en 2016 en région parisienne à deux mois de prison avec sursis pour vol de scellés. Les objets saisis, dont de l'argent liquide, avaient disparu dans une procédure dont elle était directrice d'enquête, selon la même source. Elle avait réintégré la police après 24 mois de suspension et bénéficié d'une dispense d'inscription de sa condamnation à son casier judiciaire.