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Manifestations de policiers : l'exécutif tente de calmer la colère des fonctionnaires

Les syndicats de policiers vont être reçus, mercredi, par le ministre de l'Intérieur puis par le garde des Sceaux, comme ils le réclamaient. 

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France Télévisions
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Des policiers manifestent devant l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le 19 octobre 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La colère est toujours vive chez les policiers. Après l'agression de quatre de leurs collègues Viry-Châtillon, des fonctionnaires ont manifesté lors d'une deuxième nuit consécutive pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Les policiers ont aussi affiché leur indignation face à leur hiérarchie. Leur patron, Jean-Marc Falcone, avait en effet qualifié d'"inacceptable" le premier rassemblement spontané, qui avait eu lieu sur les Champs-Elysées, dans la nuit de lundi à mardi.  

L'Unité SGP Police-FO a appelé à une "marche de la colère policière et citoyenne" le 26 octobre à Paris et en province. "Ce sera sans banderoles ni prises de parole", a déclaré à l'AFP Nicolas Comte, le porte-parole du deuxième syndicat de gardiens de la paix. De son côté, l'exécutif va recevoir les syndicats pour tenter de contenir la colère des fonctionnaires. 

Bernard Cazeneuve tente de "rassurer"

Les syndicats seront reçus au ministère de l'Intérieur à 16h30 pour "rassurer ceux qui sont inquiets et apporter le nécessaire apaisement", a indiqué Bernard Cazeneuve. Pour le ministre, l'exaspération des "policiers de base" résulte d'une "absence totale de respect" d'une partie de la société et du "sentiment" de suites judiciaires insuffisantes.

"Lorsque beaucoup de temps a été dépensé avec beaucoup de professionnalisme et surtout beaucoup de risques pour procéder à l'arrestation de criminels, parfois la sanction n'est pas à la hauteur du travail accompli", a-t-il lancé. 

Bernard Cazeneuve a aussi tenté d'apaiser les esprits après les propos du patron de la police, Jean-Marc Falcone, qui a annoncé qu'une enquête avait été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après le rassemblement spontané des Champs-Elysées. "Si j'ai accepté qu'on saisisse l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), ce n'est pas pour entrer dans un cycle de sanctions, c'est pour rappeler des principes", a affirmé le ministre.

Les syndicats reçus "en urgence" par Jean-Jacques Urvoas 

Les syndicats seront ensuite reçus par le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, à 19 heures. Deux syndicats de gardiens de la paix, Alliance et l'Unsa-Police, auxquels s'est joint Synergie (second syndicat d'officiers) avait, en effet, demandé à être entendu "en urgence" par le garde des Sceaux.

François Hollande appelle "au dialogue" avec les syndicats

De son côté, François Hollande a appelé "au dialogue" avec les forces de l'ordre et leurs syndicats, selon le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, qui s'est exprimé à l'issue du conseil des ministres. "Le président de la République a rappelé le soutien qui a été toujours le sien et celui du gouvernement auprès des forces de sécurité", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

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