VIDEO. "Une scène d'une extrême violence" : le procureur antiterroriste précise le déroulé de la tuerie de la préfecture de police de Paris

Mickaël Harpon a tué quatre fonctionnaires, trois hommes et une femme, en les poignardant, avant d'être abattu, jeudi.

 "A 12h24, il a acheté deux couteaux." Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a donné une conférence de presse, samedi 5 octobre, deux jours après la tuerie à la préfecture de police, à Paris. Il a notamment détaillé le passage à l'acte de l'auteur des faits, Mickaël Harpon, ainsi que la nature des armes utilisées. "Un couteau de cuisine métallique avec une lame de 20 cm et un couteau à huîtres."

Selon le magistrat, la durée totale du "périple meurtrier" a été estimée à "sept minutes". Selon l'exploitation du téléphone portable de sa compagne, dont la garde à vue à été prolongée de 48 heures dans l'après-midi, Mickaël Harpon et elle se sont échangé "33 SMS entre 11h11 et 11h50 (...) à teneur exclusivement religieuse et se concluant par 'Allah Akbar'". Leurs échanges se sont produits 30 minutes avant l'achat des couteaux.

Une scène d'une "extrême violence"

L'agresseur a intégré la préfecture de police en 2003, et s'est converti à l'islam "il y a une dizaine d'années". "Il adhérait à une vision radicale de l'islam", étaye le magistrat. Il était notamment en contact avec "la mouvance salafiste"Ces éléments ont justifié que le Parquet national antiterroriste se saisisse de l'affaire.

Concernant les victimes, deux d'entre elles ont été frappées par l'assaillant alors qu'elles déjeunaient sur leur lieu de travail. "Les autopsies attestent d'une scène d'une extrême violence." "Les investigations vont désormais se poursuivre pour déterminer plus précisément les motifs de cet acte et la personnalité de l'auteur", a conclu le procureur avant de quitter l'estrade.

Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, le 5 octobre 2019 à Paris.
Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, le 5 octobre 2019 à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)