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Une quinzaine d'agents de la préfecture de police de Paris ont fait l'objet d'un signalement pour radicalisation

Au lendemain de l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris, le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Invité de franceinfo, le président du Centre d'Analyse du Terrorisme a donné des chiffres sur la radicalisation au sein de la police

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Radio France
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L'île de la Cité bouclée après une agression à la préfecture de police de Paris qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, le 3 octobre 2019. (MATTHIEU MONDOLONI / RADIO FRANCE)

Le parquet national antiterroriste s'est saisi vendredi 4 octobre de l'enquête sur l'agression au couteau à la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts jeudi, en plus de l'assaillant. Sur franceinfo, Jean-Charles Brisard, président du Centre d'Analyse du Terrorisme a donné des chiffres sur la radicalisation au sein de la police, car l'assaillant était fonctionnaire à la Préfecture de police, à la direction du renseignement : "Sur 43 000 agents, une quinzaine [ont] fait l'objet d'un signalement".

Cinq fonctionnaires de la préfecture de Paris en contact avec des milieux radicalisés

"Le directeur général de la police nationale indiquait au mois de juin dernier que sur 150 000 fonctionnaires de la police nationale, 28 faisaient l'objet d'un suivi pour radicalisation" a précisé Jean-Charles Brisard. "S'agissant de la préfecture de police spécifiquement, l'ancien préfet de police, Michel Delpuech, indiquait quant à lui, que sur 43 000 agents, une quinzaine avaient fait l'objet d'un signalement, une dizaine pour suspicion de comportement radicalisé, et 5 cas de fonctionnaires en contact avec des milieux radicalisés."

"Mais il faut être très prudent", a tenu à rappeler Jean-Charles Brisard, "dans le cadre de signalements, les fiches évoluent au fil du temps, on ne peut pas maintenir sous surveillance des individus en permanence, si on n'a plus d'éléments probants, (...) ces fiches peuvent devenir inactives dans le FSPRT, le Fichier des Signalements Pour Radicalisation à caractère Terroriste qui contiennent environ 22 000 individus" en France, explique le président du Centre d'Analyse du Terrorisme.

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