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Tuerie à la préfecture de police : des failles au cœur du renseignement français

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Tuerie à la préfecture de police : des failles au cœur du renseignement français
FRANCE 2
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France Télévisions

Depuis jeudi 3 octobre et la tuerie à la préfecture de police de Paris, se pose la question de la détection des personnes radicalisées. L'inspection des services de renseignement a pour mission de durcir la surveillance et les conditions d'attribution de l'habilitation "secret défense".

Des dysfonctionnements ont eu lieu au cœur du renseignement français. Malgré plusieurs signaux d'alerte sur sa radicalisation, Mickaël Harpon, l'auteur de l'attaque à la préfecture de police de Paris, était habilité "secret défense" depuis son recrutement en 2003, avec deux renouvellements, en 2008 et en 2013. Ces renouvellements ont pourtant fait l'objet d'une enquête, selon une note adressée au ministre de l'Intérieur. Mais, à chaque fois, cette enquête consistait uniquement à procéder à des vérifications des fichiers, notamment des services spécialisés. Selon Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste, ce n'est pas un cas isolé.

Des référents radicalisation déjà présents pour recueillir les signalements

Depuis deux ans, selon la Direction du renseignement de la préfecture de police, les règles ont été durcies. Pour chaque obtention ou renouvellement d'habilitation, les enquêteurs sont censés vérifier l'entourage, mais aussi les réseaux sociaux et les comptes bancaires du fonctionnaire de police. En cas de radicalisation, la police dispose de référents radicalisation, qui peuvent, comme les membres de la hiérarchie, recueillir les signalements. En 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, deux policiers ont affirmé à l'un de ces référents que Mickaël Harpon s'était réjoui de cette attaque terroriste, mais n'ont pas souhaité faire de rapport écrit. Selon le syndicaliste Denis Jacob, la hiérarchie aurait dû se saisir du problème. Les services de renseignement ont chacun leur propre équipe d'enquête interne. Depuis 2014, une inspection des services de renseignement passe en revue tous les fonctionnaires ayant été signalés pour radicalisation. Elle vient d'être saisie par Matignon sur le cas de Mickaël Harpon. Son objectif est de déceler toutes les failles.

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