Tuerie à la préfecture de police de Paris : un imam de Gonesse fiché S écarté de la mosquée

"L'imam n'assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain", a annoncé le maire de Gonesse (Val-d'Oise) dans un communiqué vendredi. 

Mosquée de la cité de la Fauconnière à Gonesse (Val-d\'Oise).
Mosquée de la cité de la Fauconnière à Gonesse (Val-d'Oise). (GOOGLE STREET VIEW)

Un imam fiché S, qui officiait dans la salle de prière de Gonesse (Val-d'Oise) fréquentée par l'auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris, a été "écarté" et n'officiera désormais plus là-bas, a annoncé le maire de la ville vendredi 11 octobre. 

"Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l'encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l'association musulmane de Gonesse a négocié avec (ce dernier) avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle", a indiqué l'édile, Jean-Pierre Blazy, dans un communiqué.

"L'imam n'assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain", est-il précisé. Cet imam qui assurait les prières mais sans prononcer de prêche "n'était pas l'imam référent de la mosquée", souligne le maire.

Une mosquée "pas considérée comme salafiste"

Alors que l'enquête se poursuit pour tenter de comprendre si l'attaque menée par Mickaël Harpon était le fait d'un coup de folie solitaire ou d'une radicalisation avec l'aide de complices ou d'inspirateurs, l'association musulmane de Gonesse a préféré mettre fin au contrat de cet imam, fiché S (comme Sûreté de l'Etat). 

"Ni les dirigeants de l'association musulmane de Gonesse (...) ni les fidèles, ni les services de l'Etat n'ont confirmé que des prêches radicaux auraient été prononcés au sein de la salle de prière de Gonesse", précise le maire. Selon une source proche du dossier, la mosquée de la Fauconnière n'était "pas considérée comme salafiste".

L'assaillant, qui vivait à Gonesse, était converti à l'islam depuis une dizaine d'années et fréquentait des membres de la mouvance "islamiste salafiste", avait indiqué le procureur antiterroriste quelques jours après l'attaque.