Sept policiers ont été "désarmés" depuis l'attaque à la préfecture de police de Paris, annonce le préfet

Auditionné mardi par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Didier Lallement, préfet de police de Paris, a ajouté qu'il avait demandé au directeur général de la police nationale la suspension de trois fonctionnaires.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, lors de son audition devant la commission d\'enquête de l\'Assemblée nationale à Paris, le 30 octobre 2019. 
Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, lors de son audition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale à Paris, le 30 octobre 2019.  (CAPTURE D'ÉCRAN)

Le préfet de police de Paris a annoncé, mercredi 30 octobre, que sept policiers ont été "désarmés" à la suite de signalements pour radicalisation, depuis l'attaque du 3 octobre au sein de la préfecture de police. Il a également demandé au directeur général de la police nationale la suspension de trois fonctionnaires, dont "une" a été mise en œuvre. 

Lors de son audition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, Didier Lallement a aussi révélé que "48 signalements" étaient en cours d’examen. Certains d'entre eux sont "antérieurs au 3 octobre", soit avant l'attaque survenue à la préfecture de police de Paris. "Ce que j'observe dans les signalements, c'est qu'ils portent, essentiellement, sur des cas de changement de comportement, c'est-à-dire des gens qui ont changé d'apparence physique, dans leurs rapports avec leurs collègues. Il y a assez peu de signalements sur des expressions prosélytes (...). Dans la gravité extrême, il n'y en a pas sur des gens qui se réjouiraient de la commission d'attentats", a-t-il précisé. 

"Au moment de l'attaque, j'ai pensé que nous étions attaqués par l'extérieur (...) nous n'avions pas de dispositif interne destiné à limiter une tuerie de masse à l'intérieur de nos locaux", a ajouté le préfet de police.