Préfecture de police de Paris : le profil de l'assaillant en question

Après l'attaque au couteau qui a fait cinq morts à la préfecture de police de Paris, le profil du tueur pose encore question. Éric Roman, capitaine de police et membre du syndicat France Policiers en colère, est l'invité du 23h.

Les motivations de Mickaël H. sont encore inconnues. Si une radicalisation est évoquée, rien n'est encore défini. "Pour l'instant, ça reste extrêmement flou, mais nous pensons que nous allons bientôt combler les blancs qui nous restent, mais ça reste encore incompréhensible", avance Éric Roman capitaine de police et membre du syndicat France Policiers en colère. Le ministre de l'Intérieur avait rejeté la piste terroriste dans un premier temps. "Le ministre a sans doute parlé un peu vite, comme souvent. C'est une enquête qui nécessite du temps, c'est très difficile avec le temps médiatique qui n'est pas le temps judiciaire. Il a parlé un peu vite. Avec un peu d'attente, cela aurait permis de voir cela, la téléphonie parle relativement vite."

Une longue enquête en vue

L'assaillant, avant d'intégrer la direction du renseignement, a normalement dû voir sa vie passée au crible. "Sa conversion était donc avant 18 mois. Pour sa radicalisation, il va falloir voir de quand elle date exactement. L'enquête va durer un moment pour déterminer quand est-ce qu'il y a eu un risque", ajoute Éric Roman. Le personnel est très choqué, mais toujours debout. 179 personnes se sont rendues à la cellule médico-psychologique.

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(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)