Attaque à la préfecture de police de Paris : Edouard Philippe lance deux missions d'évaluation des agents de la lutte antiterroriste

Ces deux missions ont été confiées à l’inspection générale du renseignement.

La préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019.
La préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. (JAIR CABRERA TORRES / DPA)
Ce qu'il faut savoir

"La détection des menaces internes est une priorité absolue". Dans une interview au Journal du dimanche à paraître dimanche 6 octobre, le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré qu'il lançait deux missions d'évaluation des agents de la lutte antiterroriste, trois jours après la tuerie de la préfecture de police ayant fait quatre morts. Ces missions seront confiées à l’inspection générale du renseignement. Une synthèse des travaux pourra être rendue publique.

 Une mission au sein des services informatiques. Dans ce service où travaillait l'assaillant, Mickaël Harpon, les inspecteurs vont examiner les outils et les procédures en place pour détecter les signes de radicalisations parmi les fonctionnaires. Les résultats sont attendus à la fin du mois.

Evaluation des mesures de détection de la radicalisation. La seconde mission visera l’ensemble des services de renseignement associés à la lutte antiterroriste. Les enquêteurs vérifieront que tous les cas d’agent posant problème ont bien été traités et d’en réévaluer d’autres si nécessaire. L’échéance porte cette fois jusqu’à la fin de l’année.

Castaner a la "confiance" du gouvernement. Édouard Philippe a affirmé avoir "toute confiance en Christophe Castaner", alors que les appels à la démission du ministre de l'Intérieur se multiplient à droite et au RN après la tuerie à la préfecture de police de Paris.

 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PREFECTURE

16h59 : Ben oui. Mais quand on travaille depuis longtemps au même endroit, on connaît les faiblesses du portique / scanner (35 ans de carrière à Roissy Charles-de-Gaulle...) Et des personnels qui les mettent en oeuvre, qui vous connaissent à force, etc. Imparable, à moins de mettre tout le monde à poil et fouille des cavités. C'est ce que l'on souhaite ? Pas moi en tout cas. Un terroriste, ça se détecte avant. Pendant, il est malheureusement beaucoup trop tard.

16h58 : Excusez si la question est idiote , mais comment un homme qui travaille pour les services de la défense peut il être embauché dans ce secteur en étant islamiste ? N’y a t-il aucun contrôle au cœur de des services de la défense ? Cela est gravissime si ça n’est pas le cas , et tout aussi grave si la hiérarchie le savait !

16h58 : @Baratti Question pertinente. Si vous reprenez le portrait esquissé par le procureur, l'homme s'est converti à l'islam après plusieurs années à travailler à la préfecture. La date de sa radicalisation est beaucoup plus floue et a pu se produire après son dernier contrôle, auquel sont astreints tous les personnels habilités secret défense. Il a lieu tous les sept ans environ.

Un syndicaliste policier disait ce matin sur notre radio qu'une trentaine de personnes radicalisées au sein de l'ensemble de la police avaient été repérées, soit une goutte d'eau sur des effectifs de 150 000 personnes.

16h46 : @anonyme C'est possible, mais le procureur, qui parle d'un "détour" fait par l'assaillant à son retour du magasin où il a acheté des couteaux, ne précise pas par où il est rentré.

16h45 : C'est faux. Il y a des entrées secondaires pour le personnel, notamment pour ne pas être dans file des usagers, très nombreux le matin. Il n'y a pas de portique

16h44 : Si vous avez loupé la conférence de presse du procureur Jean-François Ricard –qui suscite de nombreuses questions dans ce live, auxquelles j'essaie de répondre de mon mieux– la voici en rattrapage :

16h36 : Permettez-moi de vous détromper, @Fleur. Comme l'explique cet article de BFMTV, même les gens qui disposent du badge police sont scannés.

16h33 : Il a aussi été dit que les policiers munis d’un badge ne passaient pas sous les portiques, uniquement les externes. Alors avant d’exiger la démission des gens on allume son cerveau !

16h29 : @anonyme Nous nous sommes aussi posé la question en écoutant le procureur (qui n'a pas répondu aux questions de la presse à l'issue de sa déclaration). Il a bien précisé que les couteaux avaient une lame en métal, contrairement à ce qui était indiqué hier. Jean-François Ricard a indiqué que Mickaël Harpon, l'agresseur, avait dissimulé les couteaux, ce qui n'explique pas comment il les a fait entrer en passant les portiques.

16h31 : Mais WTF, il a acheté un couteau de 33cm avec une lame de 20 cm et il rentre sans problème dans la pref? Et avant hier le préfet qui nous dit que le dispositif ne présente aucune fiabilité

16h16 : "Les investigations vont désormais se poursuivre pour déterminer plus précisément les motifs de cet acte et la personnalité de l'auteur", conclut le procureur avant de quitter l'estrade.

16h18 : La garde à vue de sa compagne a été prolongée de 48 heures cet après-midi. Le procureur précise qu'elle n'a pas été fichée S. "L'exploitation de son téléphone ont mis au jour des élements intéressants. Elle a échangé 33 SMS entre 11h11 et 11h50 (...) à teneur exclusivement religieuse et se concluant par 'Allah akhbar'." Leur texte n'est pas explicite, mais se produit 30 minutes avant l'achat des couteaux.

16h22 : L'agresseur a intégré la préfecture de police en 2003, et s'est converti à l'islam "il y a une dizaine d'années". Son casier judiciaire est vierge, même s'il a reçu un blâme administratif après une affaire de violences conjugales. Le procureur avance qu'il était en contact avec "la mouvance salafiste".

16h11 : "La durée totale de ce périple meurtrier a été estimée à sept minutes."

16h10 : Le parcours meurtrier de l'assaillant se poursuit jusqu'au rez-de-chaussée, où il a grièvement blessé au cou une agente, dont le pronostic vital n'est désormais plus engagé.

16h09 : Jean-François Ricard poursuit, en expliquant que les deux premières victimes ont été frappées par l'assaillant alors qu'elles déjeunaient sur leur lieu de travail. "Les autopsies attestent d'une scène d'une extrême violence."

16h08 : Jean-François Ricard retrace le parcours du tueur depuis son départ de chez lui, à Gonesse. "A 12h24, il a acheté deux couteaux, un couteau de cuisine métallique avec une lame de 20 cm et un couteau à huîtres. Ensuite, l'auteur des faits a effectué un détour pour dissimuler ses couteaux. Lors de ce trajet, l'assaillant ne trahit aucune fébrilité."

16h07 : Jean-François Ricard prend la parole en commençant par saluer la mémoire des victimes et des membres du personnel de la préfecture : "Je souhaiterais saluer le courage de ce stagiaire, affecté à la préfecture de police depuis six jours, qui a réussi à maîtriser l'assaillant."

17h03 : Le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, doit donner une conférence de presse d'un instant à l'autre. Vous pouvez la suivre sur notre site en suivant ce lien. Pour ceux qui sont dans le métro ou devant l'athlétisme, les principaux points seront repris dans ce live.

14h17 : Selon un syndicaliste policier, un e-mail de sensibilisation à la radicalisation a été envoyé vendredi 4 octobre dans l'après-midi à plusieurs administrations publiques françaises, dont l'Education nationale, après l'attaque au couteau survenue jeudi à la préfecture de police de Paris. Franceinfo a pu consulter cette notice.

14h06 : Il est 14 heures, voici le point sur l'actualité :

• Menée jusqu'ici par le parquet de Paris, l'enquête sur l'attaque de la préfecture a été confiée hier au parquet antiterroriste. Un changement justifié par les indices qui s'accumulent sur un possible mobile terroriste islamiste. Nous les avons listés dans cet article.

• Une marche blanche était organisée ce matin en hommage à Christine Renon, la directrice d'une maternelle qui s'est suicidée en dénonçant ses conditions de travail. Notre journaliste Yann Thompson dresse son portrait dans cet article.

• Un centre commercial de Paris est occupé depuis ce matin par des militants écologistes et des gilets jaunes. Ils dénoncent l'impact de la consommation de masse sur le climat.


• Bonne nouvelle pour les Bleus. Après la victoire de l'Angleterre contre l'Argentine (39-10), le XV de France sera qualifié demain en cas de victoire, de match nul ou de défaite avec deux points de bonus. Bref, c'est presque fait !

13h41 : L'association Paris Aide aux victimes indique sur son site avoir été mobilisée pour venir en aide aux victimes de l'attaque de jeudi. Un numéro de téléphone y est disponible.