Attentat à la préfecture : Christophe Castaner reconnait une "défaillance grave"

Jeudi 10 octobre, une semaine après la tuerie à la préfecture de police de Paris, Christophe Castaner a été auditionné par les sénateurs. C'est la troisième fois en trois jours que le ministre de l'Intérieur est prié de s'expliquer.

FRANCE 2

Des erreurs dans le système de détection de personnes radicalisées. Dès le début de son audition devant les sénateurs jeudi 10 octobre, Christophe Castaner reconnait "une défaillance grave" après l'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris. Malgré une surveillance renforcée, le ministre de l'Intérieur admet "un temps de retard avec l'ennemi". Six policiers ont été révoqués pour radicalisation depuis 2015, 19 sont actuellement particulièrement suivis.

La fiche de poste de Mickaël Harpon classifiée

Alors les sénateurs insistent : Y a-t-il d'autres Mickaël Harpon aujourd'hui dans la DRPP ? Christophe Castaner répond ne pas connaitre "de logiciel qui pourrait passer au criblage 5 millions de fonctionnaires". Le ministre se veut transparent et souhaite transmettre aux parlementaires la fiche de renseignements du tireur, avant d'être contredit pas son secrétaire d'État Laurent Nuñez. C'est une information classée secrète. Christophe Castaner a surtout fait un état des lieux de la menace terroriste au sein de la police, faute de réponse après l'attaque à la préfecture. 

Le ministre de l\'Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d\'Etat Laurent Nuñez, jeudi 10 octobre 2019 devant la Commission des lois du Sénat.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez, jeudi 10 octobre 2019 devant la Commission des lois du Sénat. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)