Attaque à la préfecture de police de Paris : pour les trois quarts des Français, ce n’est pas un acte isolé mais le signe que d’autres services sont concernés

Une semaine après l'attaque inédite dans laquelle quatre fonctionnaires ont été tués, le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro exprime un recul du sentiment de confiance des Français envers les institutions.

Des policiers après l\'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019.
Des policiers après l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris, le 3 octobre 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

L’attaque à la préfecture de police de Paris le jeudi 3 octobre n’est pas un acte isolé, mais le signe que d’autres services de police et de renseignements en France sont concernés. C'est le sentiment des trois quarts des Français (73%) selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi.

Cette perception fait l'unanimité des personnes interrogées, quel que soit l’âge, le sexe, le milieu social ou même l’orientation partisane. Près de neuf sympathisants LR (89%) en sont convaincus, 83% des proches du RN partagent le même sentiment. Cette idée est également largement partagée par les proches de LREM (66%) ou de La France insoumise (69%).

Dans la lutte contre le terrorisme, la confiance dans les institutions s'érode

A noter que pour lutter contre le terrorisme, les Français font d'abord, et très largement, confiance à l'armée française, à 82%, et aux forces de police et de gendarmerie (78%). Dans cette lutte, les services de renseignements rassurent sept Français sur dix (69%). Malgré tout, cette confiance dans les institutions s'érode par rapport à juillet 2018. Elle a reculé entre 5 points (police et gendarmerie) et 7 points (armée et services de renseignements).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 9 et 10 octobre, sur un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus.