Attaque à la préfecture de police de Paris : la piste terroriste confirmée

L'attaque de la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre était un acte prémédité. Celui d'un homme ayant adhéré à une vision radicale de l'islam et qui était en contact avec la mouvance salafiste.

France 2

Un parcours meurtrier minutieusement préparé et un profil qui se précise :  Mickaël Harpon, informaticien à la préfecture de police de Paris, présentait bien des signes de radicalisation, comme l'indique le procureur antiterroriste.  "La poursuite des investigations a permis de faire apparaître des contacts entre l'auteur ds faits et plusieurs individus susceptibles d'appartenir à la mouvance islamiste salafiste. Par ailleurs, plusieurs témoignages ont fait apparaître que l'auteur des faits aurait adhéré à une version radicale de l'islam", explique Jean-François Ricard, procureur du parquet national antiterroriste.

Un périple meurtrier de sept minutes

Il est 12h18 jeudi 3 octobre. Après une mâtinée de travail, Mickaël Harpon quitte la préfecture et se rend dans un magasin de couteaux situé à proximité. Le gérant se souvient parfaitement de Mickäel Harpon. "Il est rentré. Il n'a pas posé de questions. Il était très calme." Mickaël Harpon achète un couteau métallique avec une lame de 20 centimètres et un couteau à huitres. Il est alors 12h23. Une fois dehors, il dissimule les armes sur lui et retourne à son service, 30 minutes plus tard. Il poignarde mortellement deux de ses collègues, puis un autre dans un bureau du même étage. Il descend au rez-de chaussée et attaque deux autres policiers, dont un mortellement, avant d'être neutralisé dans la cour à 13 heures. Son périple meurtrier aura duré sept minutes.

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Des policiers près de la préfecture de police de Paris, où un agent administratif a tué quatre de ses collègues, le 3 octobre 2019.  (BERTRAND GUAY / AFP)