Accusations de racisme et de maltraitances au tribunal de Paris : le policier qui dénonce les faits dépose plainte contre X pour harcèlement

Le brigadier-chef Amar Benmohamed a dénoncé des insultes et des actes de maltraitances commis par des collègues travaillant au sein du dépôt du tribunal de grande instance de Paris.

Le brigadier-chef Amar Benmohamed, dans les studios de franceinfo, mardi 28 juillet 2020.
Le brigadier-chef Amar Benmohamed, dans les studios de franceinfo, mardi 28 juillet 2020. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Amar Benmohamed, le policier qui dénonce des insultes et agissements de la part de policiers du dépôt du tribunal de grande instance de Paris, dépose plainte contre X pour harcèlement depuis 2018, a appris franceinfo auprès de l'intéressé, mardi 28 juillet.

>> Accusations de maltraitances au tribunal de Paris : "Les officiers ont leur carrière en ligne de mire" et "étouffent" des affaires, selon le policier qui dénonce les faits

Amar Benmohamed, qui se considère comme un lanceur d'alerte, affirme être la cible de supérieurs hiérarchiques et de collègues qui le désignent notamment comme une "balance". Dans sa plainte déposée auprès du procureur de la République de Paris, il se décrit dans un état de détresse psychologique grave.

Insultes à répétition dans les cellules du tribunal

En 2018 et 2019, ce brigadier-chef a, à plusieurs reprises, alerté sa hiérarchie sur les agissements de plusieurs membres de l'équipe de nuit assurant la surveillance des personnes retenues dans ces cellules situées sous le palais de justice, dans l'attente de leur présentation à un magistrat.

Amar Benmohamed dénonce la tenue "de façon régulière" de "propos racistes à l'égard des déférés d'origine étrangère, qu'il s'agisse de personnes de type maghrébin ou africain". Des insultes racistes et homophobes comme "Ferme ta gueule sale bougnoule, sale race, négro, sale pd" étaient fréquemment employées devant les autres fonctionnaires. Amar Benmohamed cite également plusieurs collègues qui ont "pris l'habitude de traiter régulièrement de 'bâtards' tous les déférés qui arrivaient dans nos locaux".