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Paris : un homme placé en garde à vue après avoir tagué "juif" sur des voitures

Le suspect, âgé de 73 ans, aurait réalisé ces inscriptions dans le 16e arrondissement de la capitale afin de changer de logement social, affirme "Metronews".

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France Télévisions
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Capture d'écran d'un tweet de la Licra après la dégradation de voitures dans le 16e arrondissement de Paris, le 9 février 2015. (LICRA / TWITTER)

"Votre voiture a fait l'objet d'une dégradation volontaire. L'auteur des faits a été interpellé et conduit dans les locaux de la police, où il se trouve actuellement en garde à vue." Une vingtaine d'automobilistes, garés porte de Saint-Cloud, dans le 16e arrondissement de Paris, ont pu trouver ce mot sur leur pare-brise, lundi 9 février.

Ils avaient retrouvé leurs voitures taguées avec le mot "juif" en blanc. Une membre de la Ligue internationale contre la racisme et l'antisémtisme (Licra) a constaté les faits aux alentours de 19 heures, explique l'association à francetv info.

Des séjours en hôpital psychiatrique

Selon Metronews, le gardé à vue est un habitant du quartier né en 1941, qui a été pris en flagrant délit par la police. L'homme était connu du commissariat, mais pour des raisons différentes. Il a porté plainte, avec sa femme de confession juive, pour l'inscription de croix gammées sur leur logement, appartenant à la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP), et ce à deux reprises, explique le site d'information.

La dernière fois, c'était en décembre 2014. Les enquêteurs ont alors comparé l'écriture du plaignant avec celle des insultes antisémites. Pour eux, il y avait des similitudes évidentes. Mais faute de preuves supplémentaires, l'affaire en serait restée là.

L'homme aurait réalisé toutes ces inscriptions afin de changer de logement social. "On ne sait pas pourquoi car il vivait à deux dans 59 m2. Il avait fait deux demandes à la RIVP qui ont été refusées. Il s'agissait peut-être d'une stratégie pour obtenir gain de cause", explique une source à Metronews. Par ailleurs, le couple a déjà fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique. En revanche, on ne sait toujours pas si sa femme a été placée en garde à vue et si elle a été sa complice. Selon Le Parisien, l'homme serait en délicatesse avec son épouse.

 

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