La police traque le cerveau des attentats déjoués en Belgique

Ce jihadiste belge notoire aurait commandité l'opération depuis la Grèce ou la Turquie.

Des véhicules de police belges, le 16 janvier 2015 à Verviers (Belgique).
Des véhicules de police belges, le 16 janvier 2015 à Verviers (Belgique). (VALERIE KUYPERS / ANP / AFP )

Le cerveau présumé de la cellule démantelée en Belgique juste avant qu'elle ne commette des attentats court toujours. Plusieurs médias belges rapportent samedi 17 janvier qu'Abdelhamid Abaaoud, un jihadiste belge notoire, aurait commandité l'opération depuis la Grèce ou la Turquie.

Agé de 27 ans, ce "seigneur en Syrie", où il a rejoint les rangs du groupe Etat islamique, est un Belge d'origine marocaine ayant grandi à Molenbeek, un quartier populaire de Bruxelles, affirme le journal La Dernière Heure. Il est visible dans plusieurs vidéos de propagande de l'EI sur internet. Dans l'une d'elles, il conduit un véhicule tirant quatre cadavres mutilés par des militants de ce groupe extrémiste. Des photos de son petit frère âgé de 13 ans, qui l'a rejoint en Syrie, posant avec des armes, avaient défrayé la chronique l'été dernier en Belgique.

Un attentat prévu le lendemain de l'opération policière

Selon la chaîne de télévision flamande VTM, l'enquête sur la cellule a été ouverte entre Noël et le Nouvel an en raison des appels suspects que recevait un détenu dans la prison de Lantin, près de Liège (est de la Belgique). Des écoutes auraient révélé qu'Abdelhamid Abaaoud communiquait avec les jihadistes présumés par le biais de ce détenu, qui était le frère de l'un des deux suspects tués dans un assaut de la police à Verviers (est) jeudi soir.

Selon VTM, ses appels ont été localisés en Grèce. La Dernière Heure ajoute que le suspect pourrait aussi se trouver en Turquie. Interrogé par l'AFP, le parquet fédéral chargé de l'enquête n'a ni confirmé ni démenti ces informations. Jeudi soir, après la sortie de Charlie Hebdo en Belgique, il est apparu que les jihadistes allaient frapper le lendemain matin et la décision de lancer le coup de filet contre ce groupe a alors été prise, selon VTM.

La cellule démantelée était composée en partie de jihadistes ayant combattu en Syrie. Ils étaient sur le point de "tuer des policiers sur la voie publique et dans des commissariats", selon le parquet fédéral. Deux sont morts dans une fusillade avec la police à Verviers (est) jeudi soir. Par ailleurs, 13 personnes ont été interpellées en Belgique, dont cinq ont été inculpées pour "participation à un groupe terroriste". Parmi celles-ci, trois ont été placés en détention provisoire.