Nice : ce que l'on sait de l'enlèvement de Jacqueline Veyrac, propriétaire d'un hôtel de luxe

Cette femme, âgée de 76 ans, a été kidnappée en pleine journée et en plein centre-ville. Une enquête est en cours.

Jacqueline Veyrac, en septembre 2013, lors du 50e anniversaire de son Grand Hôtel à Cannes (Alpes-Martimes).
Jacqueline Veyrac, en septembre 2013, lors du 50e anniversaire de son Grand Hôtel à Cannes (Alpes-Martimes). (MAXPPP)

Kidnappée en pleine rue. Jacqueline Veyrac, 76 ans, a été enlevée à Nice (Alpes-Maritimes), lundi 24 octobre, dans la journée. Les ravisseurs de la propriétaire du Grand Hôtel, à Cannes, ont ensuite disparu sans laisser de trace. Une enquête a été ouverte pour "enlèvement et séquestration en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Elle a été confiée à la police judiciaire.

Qui est Jacqueline Veyrac ?

La victime, Jacqueline Veyrac, 76 ans, est la présidente du conseil d'administration du Grand Hôtel, l'un des plus luxueux cinq étoiles de la Croisette, à Cannes, a indiqué le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre. En 2013 déjà, celle qui est aussi propriétaire du restaurant niçois La Réserve avait été victime d'une tentative d'enlèvement au même endroit, dans une ruelle, mais les cris d'une voisine avaient mis en fuite les ravisseurs. Rien ne dit pour le moment qu'il s'agit des mêmes auteurs.

Que s'est-il passé ?

Le scénario de cet enlèvement est digne d'un film. La victime a été kidnappée peu avant midi près de son domicile niçois, alors qu'elle se trouvait au volant de son 4x4 noir. Au moins trois individus l'ont contrainte à monter à bord d'un véhicule utilitaire de couleur blanc, selon le journal Nice-Matin

D'après les premiers témoignages, l'un d'eux lui a appliqué un chiffon ou une sorte de masque sur le visage, avant de l'embarquer dans un véhicule utilitaire et de prendre la fuite. "Une dame de cet âge enlevée dans ces conditions, nous sommes tous très inquiets", a indiqué le procureur de la République.

Où en est l'enquête ?

Jacqueline Veyrac était toujours activement recherchée lundi soir et aucune piste n'était écartée selon le procureur. Le signalement du véhicule des ravisseurs a été diffusé auprès des services de la police et de la gendarmerie. "C'est une course contre la montre. Nous n'avons pas de demande de rançon", explique encore le magistrat, cité par Le Parisien.