Nice : ce que l'on sait de l'agression au couteau d'un prêtre et d'une religieuse catholiques

L'agression a eu lieu dimanche matin dans l'église Saint-Pierre-d'Arène, à Nice. Le pronostic vital des deux blessés n'est pas engagé. L'agresseur, interpellé par la police, souffre de troubles psychiatriques. 

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Des policiers devant l'église Saint-Pierre-d'Arène de Nice (Alpes-Maritimes), après une attaque au couteau, le 24 avril 2022.  (MAXPPP)

Un prêtre et une religieuse ont été blessés lors d'une agression au couteau, dimanche 24 avril, dans la matinée, dans l'église Saint-Pierre-d'Arène de Nice (Alpes-Maritimes). Le suspect, un homme souffrant de troubles psychiatriques, a été interpellé par les forces de l'ordre. Franceinfo résume ce que l'on sait de cette affaire. 

Le pronostic vital des blessés n'est pas engagé

Les faits se sont déroulés dimanche, vers 10h30, dans l'église Saint-Pierre-d'Arène de Nice, a expliqué le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez. Un homme, armé d'un couteau, s'est précipité sur le prêtre qui préparait l'office et l'a "poignardé à plusieurs reprises", a détaillé Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes.

L'agresseur a d'abord été stoppé par des paroissiens, raconte le curé doyen de l'édifice, Gil Florini, au micro de France Bleu Azur. Une religieuse s'est ensuite interposée "et ils ont reçu des coups de couteau tous les deux". Aussitôt, "des paroissiens lui ont sauté dessus. Un paroissien a pris un chandelier et lui a foncé dessus avec", poursuit-il. Le prêtre a été hospitalisé au CHU de Nice, a annoncé la mairie de la ville. Son pronostic vital n'est toutefois pas engagé, a précisé le ministre de l'Intérieur, Gérard Darmanin, sur Twitter. 

Le prêtre a "reçu plusieurs coups de couteau dont un à la cuisse, un au mollet et un au thorax", rapporte Gil Florini, confirmant que "ses jours ne sont pas en danger non plus". Le curé a également pu joindre la religieuse blessée. Celle-ci présente une coupure sur la main, qui "va nécessiter quelques points, mais sa vie n'est pas en danger"

L'agresseur était inconnu des services de police

L'agresseur a été interpellé sans difficulté par la police nationale et la police municipale, selon une source policière de France Télévisions. L'homme, né en 1991 à Fréjus et résidant à Nice, n'était pas connu des forces de l'ordre, selon cette même source. 

Le préfet des Alpes-Maritimes a affirmé, lors d'une conférence de presse, que l'auteur des coups de couteau a été hospitalisé plusieurs fois en service psychiatrique, notamment à l'hôpital Sainte-Marie à Nice, et faisait l'objet d'un suivi. D'après les informations de France Télévisions, le suspect est "a priori bipolaire".

Ses motivations doivent encore être éclaircies. Le jeune homme a déclaré "aux effectifs de police" qu"'il voulait tuer Emmanuel Macron, mais qu'il s'est finalement rabattu sur une église", toujours selon une source policière. Toutefois, "des témoins doivent être entendus pour confirmer ce qui a pu être dit oralement", a commenté auprès de France Bleu Azur le procureur de Nice, Xavier Bonhomme, pour qui "la prudence s'impose".

Une enquête ouverte, la piste terroriste pour le moment écartée

Une enquête a été ouverte pour "tentative d'homicide volontaire et violences avec arme". Elle a été confiée à la police judiciaire. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agression n'a "aucun caractère terroriste", a précisé le préfet. "Les éléments d'information communiqués à ce stade ne justifient pas notre saisine", a déclaré le Parquet national antiterroriste en fin de matinée, rapporte France 3 Provence Alpes-Côte d'Azur.

Le père du suspect s'est rendu sur place pour coopérer avec l'enquête, a précisé Christian Estrosi, lors d'une conférence de presse. Le maire de Nice s'est rendu sur place, tout comme le député des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti. Celui-ci a fait part de son "immense émotion" après cette agression. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a quant à lui exprimé sur Twitter "sa solidarité avec les paroissiens", et a également remercié les forces de l'ordre "qui ont interpellé rapidement" l'agresseur. 

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