Nantes : les circonstances de la mort d'Aboubacar Fofana à la loupe

En duplex depuis le palais de justice de Nantes (Loire-Atlantique), le journaliste Hugo Puffeney fait le point sur la situation sur place après les émeutes survenues en ville dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 juillet.

France 3

À Nantes (Loire-Atlantique), au lendemain de la mort d'un jeune homme, tué par un policier lors d'un contrôle mardi 3 juillet, on craint de nouveaux débordements, semblables aux émeutes survenues en ville la nuit dernière. "Le retour au calme n'est pas vraiment intervenu. Nous étions dans le quartier de Breil il y a quelques instants, où quatre voitures viennent d'être brûlées. Les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogène contre des manifestants qui voulaient venger la mort d'Aboubacar Fofana", relate le journaliste Hugo Puffenay, envoyé spécial sur place.

Un appel à témoins a été lancé

"L'urgence aujourd'hui est de connaître les raisons de cette mort. Le procureur de la République de Nantes vient tout juste de s'exprimer. Il ne se prononce pas, mais confirme seulement une information : que la voiture d'Aboubacar Fofana, lors du contrôle, a reculé 'à vive allure'. Pour le reste, c'est du classique : une enquête de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été ouverte, quatre témoins ont été entendus et un appel à témoins a été lancé auprès de la population. Un témoin s'est d'ailleurs présenté il y a moins d'une demi-heure ; il est en cours d'audition par les juges. Il faudra attendre au moins demain pour avoir plus de certitudes autour de la mort d'Aboubacar Fofana", conclut-il.

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Des pompiers éteignent un incendie dans le quartier Dervallières à Nantes (Loire-Atlantique), le 4 juillet 2018. (SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP)