Nantes : au moins 14 personnes tombent dans la Loire lors d'une intervention de la police à la fin de la fête de la musique

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner saisit l'IGPN. 

Au moins 14 personnes sont tombées dans la Loire, samedi au petit matin, au bout de l'île de Nantes (Loire-Atlantique), sur le quai Wilson, après une intervention de la police, rapporte France Bleu Loire Océan lundi 24 juin. L'opération visait à faire éteindre les sonos d'un concert de la fête de la musique, parce qu'il se poursuivait après l'heure autorisée, au-delà de quatre heures du matin.

Les forces de l'ordre ont essuyé des jets de bouteilles et de pavés, ils ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Dans la cohue, des personnes sont tombées dans la Loire. Quatorze d'entre elles ont été récupérées par les pompiers. Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, décide de saisir l'IGPN pour enquêter sur cette affaire.

De possibles poursuites

"Les policiers sont intervenus une premier fois un peu après quatre heures pour faire éteindre la musique", a expliqué sur France Bleu Loire Océan le préfet de Loire-Atlantique, Claude d'Harcourt. "Mais la musique a été rallumée. Les forces de l'ordre sont donc intervenues une deuxième fois, face à des gens qui avaient beaucoup bu et qui avaient aussi sans doute pris de la drogue", a-t-il ajouté.

Ces événements posent le problème de la manière dont se déroule ce type de festivités et le respect des principes qui sont posés par la municipalité.Claude d'Harcourt

"Nous sommes en train de vérifier que tout le monde a été récupéré par les pompiers", a expliqué Claude d'Harcourt, qui a reconnu qu'il subsistait "un doute sur un jeune homme de 24 ans qui, depuis, n'a pas donné de nouvelles à ses proches". Selon le préfet, "il y aura peut-être des poursuites".

En revanche, Claude d'Harcourt ne remet pas en cause la façon dont les forces de l'ordre sont intervenues : "Les forces de l'ordre interviennent toujours de manière proportionnée. Mais face à des individus avinés, qui ont probablement pris de la drogue, il est difficile d'intervenir de façon rationnelle. Et les individus eux-mêmes étaient non maîtrisables."