Mosquée de Colmar : les motivations du conducteur qui a foncé sur la mosquée de Colmar restent "inconnues"

L'homme est un habitant Colmar et n'a pas d'antécédent pénal, "hormis des infractions routières commises il y a de nombreuses années", a précisé  le parquet de Colmar.

Des policiers devant la Grande Mosquée de Colmar (Haut-Rhin), le 22 septembre 2019.
Des policiers devant la Grande Mosquée de Colmar (Haut-Rhin), le 22 septembre 2019. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Il reste de nombreuses questions en suspens. Les motivations de l'homme qui a foncé délibérément en voiture contre la Grande Mosquée de Colmar samedi sont "encore inconnues", a indiqué dimanche 22 septembre le parquet de Colmar. Le suspect, seul blessé, reste hospitalisé. "Les motivations de l'auteur sont encore inconnues", a indiqué, dans un communiqué, la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.

"Le parquet national antiterroriste a été avisé, ainsi que les services spécialisés. Pour le moment, le parquet de Colmar reste saisi des faits", a-t-elle ajouté. L'homme habitant Colmar est né à Grenoble en 1980 et n'a pas d'antécédent pénal, "hormis des infractions routières commises il y a de nombreuses années", a précisé Mme Sorita-Minard.

"Plusieurs témoins" l'ont entendu dire "Allah akbar"

Son domicile a été perquisitionné mais "pour le moment, aucun élément susceptible d'intéresser l'enquête n'y a été découvert", a poursuivi le parquet. Vers 19h10 samedi, le conducteur, seul à bord d'une Citroën C4, "est venu de façon délibérée, percuter le portail de l'enceinte, puis la double porte d'entrée de la salle de prière de la grande Mosquée de Colmar", détaille-t-il. Il est ensuite sorti de son véhicule, mais "a rapidement été neutralisé" par des personnes fréquentant la mosquée qui venaient d'arriver, puis interpellé sur place par la police.

"Il était en partie couvert de sang sur la partie supérieure de la tunique blanche qu'il portait" et "un couteau ensanglanté a été trouvé sur les lieux de l'interpellation" sans que les circonstances de ses blessures ne soient "encore clairement déterminées", explique le parquet, rappelant que "plusieurs témoins" l'ont entendu dire "Allah akbar" à plusieurs reprises.