Mort de deux fillettes à Limonest : la mère mise en examen pour "assassinats"

Les deux enfants, âgés de 3 et 5 ans, ont été retrouvées mortes à leur domicile, à la caserne de gendarmerie de Limonest (Rhône). La mère a été placée en détention provisoire.

La caserne de gendarmerie de Limonest (Rhône).
La caserne de gendarmerie de Limonest (Rhône). (GOOGLE STREET VIEW)

La mère des deux filles de 3 et 5 ans retrouvées mortes, dimanche, dans leur chambre de la caserne de gendarmerie de Limonest (Rhône), a été mise en examen pour "assassinats", dans la soirée du mercredi 13 juin, a appris franceinfo de source proche de l'enquête. Elle a été placée en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Lyon. Interrogée à sept reprises par les enquêteurs, elle nie toute implication.

Cette femme de 38 ans a d'abord été hospitalisée en état de choc dimanche soir, avant d'être placée en garde à vue, lundi. La mère de famille avait contacté le Samu dimanche, vers 17h30, après avoir découvert les deux enfants mortes dans leur chambre. La plus jeune des deux sœurs est morte dans la nuit de samedi à dimanche, a appris le correspondant de franceinfo à Lyon de source proche de l'enquête.

Des versions différentes

Le frère de la mère et sa femme devaient venir passer le week-end à Limonest, mais elle les a décommandés. Comme ils avaient des billets non remboursables, ils sont quand même venus le dimanche, sans prévenir. C'est à partir de là que leurs versions divergent. Alors que la mère assure qu'ils ont vu la fillette de 3 ans, le frère et la belle-sœur disent que non. Ils expliquent avoir vu la fillette de 5 ans, atone. La mère a indiqué qu'elle était malade.

Leurs versions concordent sur un point : quand la mère et la belle-sœur sont entrées dans la chambre des enfants, dimanche vers 17h30, toutes deux étaient mortes. Les analyses pour déterminer les causes de la mort n'ont rien donné pour le moment. Par ailleurs, la mère avait vendu des vêtements et des jouets d'enfants deux jours avant leur mort, a indiqué une source proche de l'enquête. Le père des fillettes, qui est gendarme, était absent. Le couple était en cours de séparation.