Mohamed Merah tué d'une balle dans la tête lors de l'assaut du RAID

Le tueur présumé de Toulouse et Montauban, retranché depuis 32 heures dans son appartement, est mort lors d'un échange de tirs violents avec les hommes du RAID en fin de matinée. Cinq policiers ont été blessés.

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C'est vers 11h30 qu'a débuté une fusillade - entendue en direct sur France Info- alors que les hommes du Raid avaient pénétré son immeuble et vraisemblablement son appartement. Le suspect, Mohamed Merah, cerné depuis 3h du matin mercredi, est mort après avoir résisté à l'assaut, selon une scource policière. Il portait sur une sacoche au contenu indéterminé. 

Mohamed Merah, après avoir assuré vouloir se rendre à plusieurs reprises hier, avait fait volte-face. Déclarant soudain à 22h45 aux hommes qui tentaient de négocier sa reddition qu'il voulait "mourir les armes à la main " et que s'il était pris, "il tuerait les policiers ".  Depuis, contact rompu. Malgré les tentatives de déstabilisation du Raid. Au point que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait dit ce matin redouter son décès.

"Un fonctionnaire du Raid qui a pourtant l'habitude a dit qu'il n'avait jamais vu un assaut d'une telle violence" (Guéant)

Les fonctionnaires du Raid ont donc pris la décision de rentrer par la porte, a raconté le ministre Claude Guéant après l'annonce de la mort de Merah, "en enlevant la porte d'abord ", et par les fenêtres "dont les volets avaient été enlevés cette nuit ". Les hommes ont fouillé les pièces, à l'aide de moyens vidéos. Après l'inspection des toilettes, ne restait plus que la salle de bain, "et c'est alors que le tueur est sorti de la salle de bain, en tirant avec une extrême violence [...] et puis, à la fin, Mohamed Merah a sauté par la fenêtre, avec une arme à la main, en continuant à tirer."  

Le jeune homme de 23 ans a été retrouvé sans vie au sol. Le procureur de la République de Paris précise qu'il a été tué d'une balle dans la tête. Cinq policiers ont été blessés, dont un d'un tir dans le pied. 

Les procureurs de Toulouse et de Paris et le directeur central de la police judiciaire doivent tenir une conférence de presse à Toulouse à 14h30. En attendant, le député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter, a lancé la polémique, alors même que l'assaut était en cours. 

Une réflexion que le député UMP Eric Ciotti a aussitôt qualifiée de "scandaleuse " et "honteuse ". Avant que Jean-Jacques Urvoas ne se rétracte :