Un homme détenu pour un des meurtres de l'Essonne en grève de la faim

Il a été placé en détention en décembre pour le premier des quatre assassinats. Il a avoué le meurtre, puis s'est rétracté. Cet homme de 46 ans sera entendu par un juge d'instruction mercredi.

Des membres de la police scientifique près de l\'immeuble où une femme de 47 ans a été tuée, le 5 avril 2012 à Grigny (Essonne).
Des membres de la police scientifique près de l'immeuble où une femme de 47 ans a été tuée, le 5 avril 2012 à Grigny (Essonne). (JULIEN HEYLIGEN / LE PARISIEN / MAXPPP)

"Il a entamé une première [grève de la faim], a arrêté puis a recommencé. Il déjà perdu une bonne dizaine de kilos. Il explique juste une chose : il n'a jamais tenu d'armes dans la main." L'avocate de l'homme détenu pour le premier des quatre meurtres de l'Essonne a affirmé mardi 10 avril que son client était en grève de la faim. Il doit être de nouveau entendu mercredi par le juge d'instruction.

Cet homme de 46 ans a été mis en examen le 3 décembre 2011. Il est soupçonné du meurtre, le 27 novembre à Juvisy-sur-Orge (Essonne), de Nathalie Davids. Il avait entretenu une liaison avec cette femme de 35 ans, tuée par balle dans le parking de son immeuble. En décembre, il a avoué le meurtre avant de se rétracter.

L'homme vivait à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) avant son incarcération. Son casier judiciaire est vierge. Selon la procureure de la République d'Evry, Marie-Suzanne Le Quéau, cet homme est un travailleur handicapé, sans emploi au moment des faits. Certains de ses amis ont toutefois indiqué samedi qu'il venait de retrouver un emploi dans le bâtiment au moment de son incarcération. Ils le décrivent comme "mythomane" et "un peu simplet", selon l'AFP.

En prison au moment des trois autres meurtres

Mis en cause par des éléments matériels, le quadragénaire était en prison au moment où ont été commis les trois autres meurtres en Essonne, avec la même arme, les 22 février à Juvisy-sur-Orge, 17 mars à Ris-Orangis et 5 avril à Grigny. Toutefois, s'il existe des "similitudes" dans trois des quatre assassinatsle lien entre le premier meurtre, pour lequel ce suspect est incarcéré, et les trois autres n'est pas établi. 

Par ailleurs, la direction régionale de la police judiciaire de Versailles, en charge de l'enquête, recherche toujours une moto Suzuki modèle GSX-R 750 ou 1000 année 2001-2002 de couleur bleue et blanche. Elle a renouvelé mardi l'appel à témoins lancé vendredi.