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Tuerie de Chevaline. La fillette de 7 ans aurait vu "un méchant"

Avant d'être rapatriée en Grande-Bretagne vendredi, la petite survivante sortie du coma aurait affirmé aux enquêteurs avoir vu un seul tueur. Mais elle n'a pas encore été officiellement entendue.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Après la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), Zainab Al-Hilli, 7 ans, avait été hospitalisée à Grenoble, ici le 7 septembre 2012. (JONATHAN BUCKMASTER / EXPRESS SYNDICATION / MAXPPP)

TUERIE DE CHEVALINE - Zainab Al-Hilli aurait commencé à parler. Agée de 7 ans, la jeune rescapée de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie) aurait affirmé aux enquêteurs avoir vu un seul tueur, "un méchant", selon une information de la chaîne M6, confirmée à l'AFP par une source proche de l'enquête. Selon les informations du bureau de France 2 à Londres (Royaume-Uni), la fillette n'a toutefois pas été officiellement été entendue. Cette déclaration aurait donc été recueillie hors procédure.

Hospitalisée à Grenoble (Isère), la jeune survivante "a été rapatriée au Royaume-Uni" vendredi, selon la gendarmerie. Elle était sortie de son coma artificiel dimanche et avait été placée sous sédatifs. "Sa phase d'éveil est délicate", avait déclaré mercredi le procureur d'Annecy, Eric Maillaud. Elle est la seule à avoir vu le ou les assaillants, à pouvoir donner leur nombre et leur description. FTVi résume les élements en possession des enquêteurs. 

Une seule arme aurait été utilisée

Une seule et même arme, probablement un pistolet automatique, aurait été utilisée lors de la tuerie de Chevaline. C'est ce qu'a révélé une source proche de l'enquête à l'AFP, lundi 10 septembre, donnant du crédit à l'hypothèse d'un tireur unique.

Le calibre utilisé est un 7,65 mm, un calibre "relativement ancien", "quasi désuet", souligne Yves Gollety, président de la Chambre syndicale des armuriers. Selon lui, les pistolets automatiques Unique de calibre 7,65 mm équipaient la police française dans les années 1950-1960 et de nombreuses armes fabriquées dans les pays de l'Est dans les années 1960 étaient chambrées en 7,65 mm.

Près de 25 douilles ont été retrouvées sur les lieux de ce massacre d'une "sauvagerie inouïe", selon les termes du procureur d'Annecy, Eric Maillaud. Si l'hypothèse de la présence de deux tireurs s'éloigne, cela pourrait signifier que le tireur a rechargé son arme pendant la fusillade.

La piste du beau-frère violent abandonnée

Le fils de la victime la plus âgée du quadruple meurtre de Chevaline (Haute-Savoie), un temps soupçonné en raison de ses antécédents de violence, "était hospitalisé" quand la tuerie a eu lieu, a indiqué vendredi 14 septembre une source proche de l'enquête. Il ne peut donc être le meurtrier.

D'après des documents de justice à Stockohlm (Suède), Suhaila Al-Allaf, 74 ans, tuée avec sa fille et son gendre, a été battue de longues années par son fils, aujourd'hui âgé de 46 ans. Selon ces documents, Haydar Thaher "a offensé, menacé et battu ses parents à plusieurs reprises pendant un temps très long". La police est intervenue huit fois entre 2001 et 2007 à leur domicile dans la banlieue sud de Stockholm.

Trois pistes, familiale, professionnelle et irakienne, restent à explorer 

Selon le procureur d'Annecy, revenu vendredi de Grande-Bretagne après une visite-éclair, les enquêteurs concentrent leurs efforts sur trois pistes : la piste familiale, la profession du père et l'Irak, pays d'origine des al-Hilli.

Est entre autres étudié un différend entre Saad et son frère Zaid, également établi dans le Surrey, à propos d'un héritage après le décès du père.

La piste d'une tuerie liée au passé professionnel de Saad est également toujours creusée, Saad al-Hilli ayant notamment travaillé en tant qu'ingénieur pour une société leader mondial des micro-satellites.

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