Meurtres de l'Essonne : un des pistolets saisis a servi pour les 4 crimes

L'enquête progresse après la mise en examen de Yoni Palmier, 33 ans, pour trois des quatre crimes commis dans le département entre novembre et avril.

Le 14 avril 2012, à Draveil, devant l\'immeuble où a été interpellé un suspect dans le cadre de l\'enquête. 
Le 14 avril 2012, à Draveil, devant l'immeuble où a été interpellé un suspect dans le cadre de l'enquête.  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Nouvel élément dans l'enquête sur les meutres de l'Essonne : d'après les expertises balistiques, le pistolet retrouvé chez le suspect est bien l'arme des quatre crimes, a rapporté à l'AFP mardi 17 avril, une source proche de l'enquête. 

La veille, la procureure d'Evry avait indiqué que deux armes de calibre 7,65 mm, le même que celui utilisé pour commettre les meurtres, avaient été retrouvées lors des perquisitions au domicile de l'homme de 33 ans mis en examen lundi pour trois des quatre crimes commis dans le département. 

Une douille de 7,65 mm, "dont l'examen a d'ores et déjà démontré qu'elle provenait de l'arme utilisée pour commettre les assassinats", avait également été découverte par les enquêteurs.

Yoni Palmier, ancien voisin de la troisième victime 

En outre, le suspect a vécu dans le même immeuble que la troisième victime, tuée à Ris-Orangis. Selon une source proche de l'enquête, Yoni Parlmier habitait jusqu'en 2005 avec ses parents dans la même barre, mais accessible par une entrée différente, de l'immeuble où a été tué le 17 mars Marcel Brunetto, âgé de 81 ans.

Une proximité géographique déjà frappante à Juvisy, selon RTL qui rappelle que les deux premiers assassinats ont eu lieu dans un parking d'immeuble où l'accusé louait un emplacement.

Coups de couteau à ses parents

La procureure a également indiqué que Yoni Palmier avait été condamné en novembre 2004 par le tribunal d'Evry pour "violences aggravées" et "port d'arme prohibé".  Selon RTL, il avait alors donné des coups de couteau à sa mère puis à son père, leur infligeant à chacun plus de sept jours d'ITT (incapacité totale de travail). 

A Ris-Orangis, le suspect, qui nie les faits, était connu "comme un déséquilibré, mais pas comme quelqu'un de dangereux", selon une source judiciaire, notant qu'"il relevait de la psychiatrie".

Yoni Palmier doit être prochainement entendu dans le cadre d'une deuxième information judiciaire ouverte pour le premier meurtre, celui de Nathalie Davids, 35 ans, commis le 27 novembre 2011.