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Mort de Clément Méric : qui sont les suspects interpellés

Sept personnes en tout ont été placées en garde à vue jeudi après l'agression mortelle du jeune militant antifasciste. Parmi eux se trouverait l'auteur présumé du coup fatal. 

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Des policiers sécurisent le lieu où s'est produite l'agression de Clément Méric, le 6 juin 2013 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, jeudi 6 juin, après l'agression de Clément Méric, dont "l'auteur probable", selon Manuel Valls, du coup qui aurait été fatal au jeune homme. Le militant antifasciste de 18 ans est mort jeudi en fin d'après-midi des suites de ses blessures, après avoir été violemment agressé, la veille, en plein Paris. 

Dans un premier temps, quatre personnes ont été interpellées. Selon Le Point, qui donne leurs prénoms et leurs initiales, il s'agirait de trois hommes et d'une femme, âgés de 20 à 30 ans, ce qui correspond à la description du groupe faite par les témoins de l'agressionDans ses premières déclarations, l'auteur présumé du coup fatal a indiqué ne pas avoir eu l'intention de tuer le jeune homme.

Des membres probables de la mouvance skinhead

Les enquêteurs ont ensuite interpellé trois nouvelles personnes. Selon la police, plusieurs des sept gardés à vue sont proches du groupuscule d'extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et du mouvement affilié Troisième Voie. Selon les informations de France 2, au moins deux d'entre eux seraient des sympathisants des JNR.

Une source policière a expliqué que les enquêteurs avaient "rapidement disposé" de signalements précis et de photos des agresseurs présumés. Selon plusieurs témoignages, ces derniers avaient le crâne rasé et portaient des tatouages nazis. L'un des amis de Clément Méric, présent au moment de l'agression, affirme qu'ils étaient armés de poings américains.

C'est le Parti de gauche qui, le premier, a pointé du doigt les JNR, un groupe de skinheads formé en 1987 par Serge Ayoub, dans un communiqué dénonçant "l'horreur fasciste" de l'agression.

Le fondateur des JNR nie toute implication

Mais Serge Ayoub a démenti toute implication de son groupuscule. Sur France Info jeudi matin, il a accusé le groupe de Clément Méric d'être à l'origine de l'altercation. "Les agresseurs sont les jeunes d'extrême gauche qui ont attendu, dans un véritable guet-apens, trois jeunes hommes qui avaient le malheur d'avoir les cheveux trop courts."  

Peu avant l'interpellation des agresseurs présumés, Serge Ayoub a assuré sur Rue89 les avoir retrouvés lui-même, en "téléphonant toute la nuit à des gens du milieu". Selon lui, ils n’appartiennent pas à un groupe d’extrême droite précis.

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