Corse : 20 ans après l’assassinat du préfet Érignac

Emmanuel Macron entamera mardi 6 février un déplacement de 48 heures en Corse, trois jours après une grande manifestation à l'appel des dirigeants nationalistes, furieux de l'accueil réservé par l'exécutif à leurs revendications. Le président de la République y rendra hommage au préfet Érignac, assassiné il y a 20 ans. 

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FRANCE 2

Tué de trois balles en pleine rue alors qu'il se rendait au théâtre. Ce 6 février 1998, l'assassinat du préfet Érignac plonge la Corse et le pays tout entier dans le froid. Claude Érignac avait alors 60 ans ; il était arrivé à Ajaccio (Corse-du-Sud) deux ans plus tôt. Habituée aux attentats et aux règlements de compte sanglants, l'ile n'avait jamais atteint ce niveau de violence contre l'État.

Les années post-Érignac, répression et défiance

Que reste-t-il dans la mémoire des Corses ? Sur le marché d'Ajaccio, à quelques mètres du lieu du crime, le malaise est encore palpable, notamment chez les sympathisants nationalistes. L'assassinat, disent-ils, a desservi la cause. Les années post-Érignac sont, pour eux, synonyme de répression et de défiance. Avant d'évoquer l'avenir de la Corse, Emmanuel Macron présidera, mardi 6 février, place Claude Érignac, à Ajaccio, une cérémonie qui sera d'abord dédiée à la mémoire du préfet.

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Le cercueil de Claude Erignac quitte la préfecture d\'Ajaccio, le 8 février 1998, sous les yeux de Dominique Erignac et de ses enfants, Charles-Antoine et Marie-Christophine.
Le cercueil de Claude Erignac quitte la préfecture d'Ajaccio, le 8 février 1998, sous les yeux de Dominique Erignac et de ses enfants, Charles-Antoine et Marie-Christophine. (GEORGES GOBET / AFP)