Meurtres à Angers : le suspect est un réfugié politique en situation régulière, déjà connu de la police

L'homme suspecté d'avoir tué trois personnes à coups de couteau dans la nuit de vendredi à samedi à Angers (Maine-et-Loire) est un réfugié politique en situation régulière, déjà connu de la police, selon les informations de franceinfo.

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Radio France
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La police scientifique au travail,  le 16 juillet 2022, sur l'esplanade Coeur de Maine à Angers, où trois personnes ont été tuées par arme blanche.
 (JOSSELIN CLAIR / MAXPPP)

L'homme suspecté d'avoir tué trois personnes à coup de couteau dans la nuit de vendredi à samedi dans le centre-ville d'Angers est de nationalité soudanaise, selon les informations de franceinfo. De source policière, cet homme est en situation régulière sur le territoire et détient actuellement une carte de résident de 10 ans au titre de réfugié politique.

Défavorablement connu des services de police

L'individu est défavorablement connu des services de police. Si la justice ne l’a jamais condamné, affirme le procureur d'Angers, l’homme est inscrit au fichier des antécédents judiciaires pour trois types de faits : une conduite en état d’ivresse, des violences et des dégradations.

A 2h50 du matin, les policiers ont été appelés samedi à la suite d'une altercation se déroulant dans le Cœur de Maine à Angers. Le suspect, âgé de 32 ans a d'abord été chassé par des jeunes, avant de revenir armé d’un couteau de cuisine pour s’en prendre à eux et porter les coups mortels. Les trois jeunes hommes tués sont âgés de 16 ans, 18 ans et 20 ans. Les deux derniers sont des joueurs d'origine wallisienne et futunienne et jouent dans club local en fédéral 3. L'homme avait tenté d'importuner des jeunes filles dans le centre d'Angers, selon le Parquet. Chassé par un groupe de jeunes, il est, par la suite, revenu à deux reprises, mais la dernière fois avec une couteau de cuisine.

Au moment de son interpellation, l'homme a d'abord donné une fausse identité, avant que la sûreté départementale ne mette un nom sur lui. Mais il n'est encore pas possible de savoir si l'homme présentait avant le drame des problèmes psychiatriques ou s'il était suivi.

Appréhendé par des témoins du drame avant l'arrivée de la police, l'homme a été roué de coups et blessé avant que la police n'intervienne. Selon le procureur d'Angers, il n'est pas encore en état de répondre aux enquêteurs.

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