Meurtre d'un médecin à Nogent-le-Rotrou : le suspect mis en examen et écroué

Le docteur Patrick Rousseaux, âgé de 64 ans, avait été retrouvé mort par son associé mercredi matin, lardé de plusieurs dizaines de coups de couteau portés au cou et au visage.

Une femme dépose un bouquet de fleur devant le cabinet où a été tué le docteur Patrick Rousseaux, le 2 février 2017 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir). 
Une femme dépose un bouquet de fleur devant le cabinet où a été tué le docteur Patrick Rousseaux, le 2 février 2017 à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir).  (MAXPPP)

L'homme soupçonné d'avoir tué mercredi à coups de couteau un médecin dans son cabinet de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) a été mis en examen, vendredi 3 février, et écroué. 

L'homme de 41 ans a été présenté au parquet qui a décidé d'ouvrir une information judiciaire pour meurtre aggravé sur un professionnel de santé dans l'exercice de ses fonctions, a précisé le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin. Le suspect a été mis en examen par un juge d'instruction et placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne). Il avait été interpellé mercredi après-midi aux Mureaux (Yvelines).

Des dizaines de coups de couteau

Le docteur Patrick Rousseaux, âgé de 64 ans, avait été retrouvé mort par son associé mercredi matin, lardé de plusieurs dizaines de coups de couteau portés au cou et au visage.

Le suspect, originaire de Nogent-le-Rotrou, où il vivait de façon habituelle, aurait été le patient de sa victime "au moins à un moment donné", avait déclaré jeudi le procureur de la République Rémi Coutin. Entendu à deux reprises, l'homme est apparu "relativement perturbé au cours de ses auditions et a tenu des propos qui peuvent sembler décousus, voire incohérents", a ajouté le procureur.

Marche silencieuse

L'homme avait été trouvé sur la voie publique mercredi aux Mureaux (Yvelines) par des policiers qui avaient remarqué que l'un de ses bras était entaillé. Il leur a alors tenu des propos semblant peu cohérents. Hospitalisé pour soigner ses blessures, il a agressé le personnel soignant. Entre-temps, son neveu avait joint la police pour le "dénoncer", selon la même source. Une fois soigné, l'homme, sans antécédent judiciaire, a été remis aux gendarmes d'Eure-et-Loir.

Un rassemblement et une marche silencieuse, à laquelle ont participé plus de 500 personnes, s'est déroulée vendredi après-midi à Nogent-le-Rotrou. Un autre rassemblement est prévu mardi 7 février devant la préfecture d'Eure-et-Loir à Chartres, à l'appel de plusieurs syndicats de médecins.