Meurtre d'Alexandre Junca à Pau : le principal accusé condamné à la réclusion à perpétuité

Ses trois co-accusés ont été condamnés, jeudi, à des peines allant de trois à quinze ans de prison.

Mickaël Baehrel, principal accusé du meurtre d\'Alexandre Junca, arrive à la Cour d\'assise de Pau, la tête recouverte par un vêtement, le 7 juin 2016.
Mickaël Baehrel, principal accusé du meurtre d'Alexandre Junca, arrive à la Cour d'assise de Pau, la tête recouverte par un vêtement, le 7 juin 2016. (IROZ GAIZKA / AFP)

La cour d'assises de Pau a rendu son verdict sur le meurtre d'Alexandre Junca, ce collégien de 13 ans tué puis démembré en 2011 à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Le principal accusé, Mickaël Baehrel, a été condamné à la perpétuité, jeudi 16 juin. Christophe Camy, autre marginal qui avait volé le portable de l'adolescent, accusé comme Mickaël Baehrel de "vol avec violences ayant entraîné la mort", a été condamné à quinze ans de réclusion. Une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général.

Des peines trois à quinze ans pour ses co-accusés

La cour a également suivi les réquisitions en condamnant les deux autres accusés, poursuivis notamment pour "non-dénonciation de crime", à trois ans de prison, la peine maximale dans leur cas. Claude Ducos était soupçonné d'avoir aidé à faire disparaître le corps, et de l’avoir découpé. Il était donc jugé pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime". 

Alexandre Junca, collégien de 13 ans, avait disparu le soir du 4 juin 2011, près de chez son père chez qui il devait rentrer dormir (ses parents sont divorcés), dans le centre de Pau. Son père, sans nouvelles de lui avait contacté la police. Alexandre Junca avait été activement recherché durant trois semaines. Finalement le corps de l'enfant avait été retrouvé démembré dans un cours d'eau. L’affaire avait eu un large écho dans la ville où une marche blanche avait réuni plus de 4 000 personnes.