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Marseille: le procureur retient la légitime défense du buraliste

Un commerçant des quartiers Sud a tiré lundi matin avec un fusil à pompe chargé de gomme sur des malfaiteurs cagoulés venus braqués son bureau de tabac. Un jeune homme de 17 ans a été blessé à la jambe et interpellé. Ses deux complices sont toujours en fuite. Selon le procureur de la République de Marseille, le commerçant a agi "en état de légitime défense", il a été remis en liberté dans la soirée.
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France Télévisions
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Franceinfo (Franceinfo)

Après la mort d'un jeune braqueur tué par un bijoutier à Nice, c'est à Marseille qu'un buraliste a tenté de se faire justice lui-même, lundi matin vers 7 heures. Alors que le bar-tabac des Pins, dans les quartiers Sud de la cité phocéenne, était menacé par trois malfaiteurs cagoulés, l'homme a tiré à trois reprises avec un fusil à pompe chargé de gomme – et non de cartouches classiques.

Il a blessé à la jambe un des voleurs, un jeune homme de 17 ans "connu de la police" , qui a été interpellé. Selon une source policière, son état n'inspire "aucune inquiétude ". Ses deux complices sont toujours en fuite.

Légitime défense

Le commerçant a quant à lui été placé en garde à vue, puis relâché dans la soirée, a indiqué le parquet. D'après le procureur de la République de Marseille Brice Robin, l'homme a agi en état de "légitime défense ", et aucune poursuite n'est envisagée contre lui pour le moment.

"Les investigations en cours me permettront vraisemblablement d'ici le
début de soirée de remettre en liberté l'auteur de ces deux tirs, car le fait
justificatif de légitime défense m'apparaît caractérisé
", a expliqué Brice Robin lors d'une conférence de presse.

"On veut travailler. Laissez-nous travailler"

Le bar-tabac des Pins avait déjà été la cible de braqueurs le 13 août dernier. Lundi matin, la proriétaire du commerce, Martine, ne cachait pas son exaspération après cette second incident.

"Il y a une insécurité permanente quand vous voulez vendre un paquet de cigarette , a-t-elle confié au micro de France Info . Aujourd'hui, nous ne sommes pas pour le rapport de force, nous ne sommes pas pour tirer sur les gens, nous ne sommes pas pour tuer des gens. On veut travailler. Laissez-nous travailler ! "

Trois semaines après Nice

Le 11 septembre dernier, un bijoutier de Nice a lui aussi tiré sur des malfaiteurs qui venaient de le dévaliser. L'issue du braquage avait été plus dramatique, puisqu'un des hommes avait été mortellement touché.

S'en est suivi une polémique sur la question de la légitime défense, et le commerçant a fait l'objet d'une page de soutien sur Facebook, qui a été "likée " à ce jour par plus de 1,6 million de personnes.

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