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Les poches de nutrition hors de cause dans la mort de deux jeunes enfants

Les autorités sanitaires ont ouvert une enquête après la mort d'un enfant de 2 ans à Caen et celle d'un grand prématuré en Alsace. Tous deux avaient été alimentés par perfusion avec des poches de nutrition issues d'un même lot.

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France Télévisions
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Une poche de nutrition à l'hôpital Porte-Madeleine d'Orléans (Loiret), le 8 janvier 2014. (MAXPPP)

Les investigations se poursuivent après la mort de deux jeunes enfants, alimentés avec des poches de nutrition provenant d'un même fabricant. Mais, pour l'heure, ces poches ont été mises hors de cause, annonce le ministère de la Santé, mercredi 4 février.

"Aucun lien ne peut être établi"

Les autorités sanitaires ont ouvert une enquête après la mort d'un enfant de 2 ans le 23 janvier au CHU de Caen (Calvados) et celle d'un grand prématuré le 29 janvier au GHR Sud-Alsace. Tous deux avaient été alimentés par perfusion avec des poches de nutrition issues d'un même lot.

"Dans les deux cas, les investigations conduites par les autorités sanitaires ne mettent en cause ni les conditions de fabrication, ni le contenu de la poche de nutrition parentérale, indique la Direction générale de la Santé dans un communiqué confirmant une information de BFMTV. En l'état actuel des éléments dont nous disposons, aucun lien ne peut être établi entre les deux décès signalés."

L'enquête se poursuit

L'agence du médicament (ANSM) avait annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête, en indiquant déjà qu'"aucune des investigations réalisées à ce stade ne condui[sait] à mettre en cause les conditions de fabrication du produit", fabriqué par Fasonut, filiale du laboratoire Baxter. "Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour identifier les causes respectives de ces deux décès", ajoutait-elle.

Le 27 janvier, jour où elle avait été informée du décès à Caen, l'ANSM avait décidé de retirer tous les produits fabriqués le même jour que la poche administrée, "par précaution". En parallèle, une "inspection approfondie" a été réalisée sur le site de fabrication de Fasonut à Strasbourg (Bas-Rhin), précise une porte-parole de Baxter, sans qu'"aucune anomalie" n'ait été détectée.

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