Le célèbre jockey Pierre-Charles Boudot est visé par une enquête pour un viol

Son accusatrice a dénoncé à la justice des faits survenus dans la nuit du 18 au 19 août 2015, en marge d'une course hippique à Deauville (Calvados). 

Le jockey Pierre-Charles Boudot lors de sa victoire au prix de l\'Arc de Triomphe à l\'hippodrome de Paris Longchamp, le 6 octobre 2019. 
Le jockey Pierre-Charles Boudot lors de sa victoire au prix de l'Arc de Triomphe à l'hippodrome de Paris Longchamp, le 6 octobre 2019.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Le jockey Pierre-Charles Boudot, dernier vainqueur du Prix de l'Arc de Triomphe, est visé depuis un an par une enquête pour viol. Une femme, qui a porté plainte, affirme avoir été droguée puis violée par le cavalier en 2015. 

Il a été confronté jeudi 30 janvier à son accusatrice, une jockey amatrice de 26 ans, à la gendarmerie de Chantilly à la demande d'un juge d'instruction de Senlis (Oise), selon une source proche du dossier. 

Considéré comme l'un des meilleurs jockeys du monde, l'homme de 27 ans nie les faits. La jeune femme, une fille d'éleveur de chevaux, a dénoncé à la justice des faits survenus dans la nuit du 18 au 19 août 2015, en marge d'une course hippique à Deauville (Calvados). "Elle a décidé de porter plainte pour guérir et protéger les autres, d'autres victimes vont peut-être se lever à leur tour", a déclaré son avocat, Alexandre Varaut. 

"Je ne le fais pas par esprit de vengeance" 

Confronté en audition libre et non en garde à vue, "il a fait le choix de s'expliquer parce qu'il n'a strictement rien à se reprocher", a réagi Florence Gaudillière, l'avocate du jockey. 

Dans sa plainte, déposée en octobre 2018, la jeune femme raconte s'être rendue en boîte de nuit le soir des faits et y avoir retrouvé le jockey, dont elle repoussait les avances depuis plusieurs mois. "Un ami de Pierre-Charles Boudot m'a proposé une coupe de champagne que j'ai bue", raconte-t-elle, rapportant avoir eu ensuite plusieurs pertes de mémoire : "Je me sentais dans les vapes". Quand elle reprend conscience, elle est dans la voiture du jockey qui l'embrasse et lui impose, selon elle, une pénétration digitale.

Affectée dans sa santé et sa vie amoureuse, la jeune femme se décide à en parler à des proches et à une psychologue, "après un an et demi, deux ans de déni". Aux enquêteurs, elle explique : "Je ne le fais pas dans un esprit de vengeance (...) S'il y a d'autres filles à qui ça a pu arriver, je ne veux pas laisser faire ça impunément".