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La série noire du 36, quai des Orfèvres

La garde à vue du directeur de la police judiciaire parisienne est-elle le scandale de trop qui éclabousse le 36, quai des Orfèvres ? Francetv info récapitule.

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France Télévisions
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Un car de police arrive au 36, quai des Orfèvres, à Paris, après la garde à vue d'un officier de la brigade des stupéfiants soupçonné d'avoir pris part au vol de 52 kilos de cocaïne, le 6 août 2014. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Coup de théâtre au 36, quai des Orfèvres. Le directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, et son chef de cabinet, Richard Atlan, ont été placés en garde à vue mercredi 4 février. Ils sont soupçonnés d'avoir prévenu, à l'automne dernier, Christian Prouteau qu'il allait être placé en garde à vue. L'ancien patron du GIGN avait effectivement été interpellé le 8 octobre 2014 avec Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc des stars", dans une affaire de "trafic d'influence et blanchiment d'argent".

Après ce nouveau scandale, Francetv info rappelle les derniers ennuis judiciaires de la PJ parisienne.

Un limogeage pour "faute déontologique"

Le 9 décembre 2013, le prédécesseur de Bernard Petit à la tête de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch, fait l'objet d'une mise en garde du parquet général. Il a en effet appelé l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux pour le prévenir d'une prochaine convocation, dans une procédure consécutive à une plainte de l'ancien président Nicolas Sarkozy pour faux et usage de faux visant le site Mediapart.

Le 11 décembre, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, annonce le limogeage de Christian Flaesch pour "faute déontologique" et son remplacement par Bernard Petit.

Deux mises en examen pour viol en réunion

Le 23 avril 2014, des policiers de la Brigade de recherches et d'intervention (BRI) sont accusés de viol dans les locaux de la PJ, au 36, quai des Orfèvres, par une touriste canadienne. La victime avait suivi les policiers dans leurs bureaux à l'issue d'une soirée arrosée. Au second jour de garde à vue, l'un des policiers admet une relation sexuelle consentie. Deux sont finalement mis en examen pour viol en réunion et placés sous contrôle judiciaire, un troisième est témoin assisté.

Un vol de cocaïne

Le 31 juillet 2014, la police judiciaire constate la disparition de 52 kilos de cocaïne, d'une valeur marchande de 2 millions d'euros, placés sous scellés dans ses locaux. Un brigadier des stups, identifié par la vidéosurveillance, est arrêté le 2 août sur son lieu de vacances dans les Pyrénées-Orientales. D'importantes sommes d'argent qu'il dit avoir gagnées au jeu sont découvertes chez lui. Il est mis en examen et écroué.

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