L'un des plus hauts représentants des services de l'État de l'Indre mis en examen pour des actes de pédophilie

Les faits se sont déroulés entre 2006 et 2017 en Haute-Loire, dans le Cantal ou encore la Nièvre, rapporte France Bleu Berry, vendredi, qui fait état d'au moins sept victimes présumées.

Le bâtiment de la Direction départementale des territoires, à Châteauroux (Indre).
Le bâtiment de la Direction départementale des territoires, à Châteauroux (Indre). (GOOGLE STREET VIEW / FRANCEINFO)

Le directeur de la Direction départementale des territoires (DDT) de l'Indre a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, rapporte France Bleu Berry vendredi 29 juin. Celui qui est l'un des plus hauts représentants des services de l'État dans ce département est soupçonné d'actes de pédophilie sur au moins sept victimes présumées dans plusieurs autres départements. Selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), on peut parler dans cette affaire de "prédateur sexuel ou de grand malade éminemment dangereux".

Sur une période de 11 ans

Les faits se sont déroulés sur plusieurs années, entre 2006 et 2017 en Haute-Loire et au Puy-en-Velay notamment, mais aussi dans le Cantal ou encore la Nièvre. Les jeunes victimes sont de jeunes enfants ou adolescents. Ils étaient des proches de l'entourage familial ou amical du sexagénaire. Cet homme a reconnu les faits pendant ses auditions et avoué une attirance pour les jeunes enfants.

Pour l'instant, sept victimes ont été identifiées, mais les enquêteurs veulent savoir si d'autres enfants n'ont pas été abusés. Les enquêteurs cherchent à savoir si l'homme n'est pas passé à l'acte également avant l'année 2006 et si ses aveux sont complets.

L'enquête, qui s'annonce longue, va permettre de remonter le parcours professionnel de cet homme, qui a notamment travaillé dans l'enseignement ou encore dans une chambre consulaire agricole dans la région parisienne. Il avait pris ses fonctions à la direction des territoires de l'Indre en septembre 2017, et exerçait les mêmes fonctions en Haute-Loire les trois années précédentes. Des expertises psychologiques et psychiatriques vont compléter l'enquête.