L'énigme d'un mystérieux "SOS" australien est en passe d'être résolue

Un pilote d'hélicoptère avait découvert cette inscription au mois de mai, ce qui avait déclenché des recherches et un appel à témoins. La police locale pense avoir un début d'explication, après avoir reçu un appel.

Un signe \"SOS\" avait été découvert au mois de mai 2017 dans la baie de Swift (Australie), par un pilote d\'hélicoptère.
Un signe "SOS" avait été découvert au mois de mai 2017 dans la baie de Swift (Australie), par un pilote d'hélicoptère. (WESTERN AUSTRALIA POLICE)

L'affaire avait mobilisé la police locale, convaincue d'être sur les traces d'un malheureux en danger. En mai dernier, une inquiétante inscription "SOS" faite de roches avait été découverte par un pilote d'hélicoptère dans la baie de Swift (Australie). Après ce signalement alarmant, une battue avait été organisée dans cette région isolée et très faiblement peuplée. En vain. Les agents du poste de Kalumburu, situé à une centaine de kilomètres, avaient même lancé un appel à témoins (en anglais) afin d'identifier l'auteur de cet appel à l'aide.

Un signe \"SOS\" avait été découvert au mois de mai 2017 dans la baie de Swift (Australie), par un pilote d\'hélicoptère.
Un signe "SOS" avait été découvert au mois de mai 2017 dans la baie de Swift (Australie), par un pilote d'hélicoptère. (WESTERN AUSTRALIA POLICE)

Leurs efforts ont peut-être payé. "Un homme s'est manifesté et a indiqué que son frère, un dénommé Robert, avait tracé le SOS, explique le sergent de police Dave Rudd, contacté par ABC (en anglais). Cela date de 2013 et il s'agissait d'un appel à l'aide légitime." Selon le récit de ce proche, en effet, l'homme aurait tracé le message de détresse, alors qu'il se trouvait dans un canot de sauvetage, en compagnie d'un autre passager. "Il a été attaqué par des crocodiles, poursuit l'officier de police, en se basant sur l'unique version du prétendu frère. Les deux passagers avaient des rations à bord, ils ont découvert de l'eau fraîche, et ont survécu là pendant plusieurs jours." Un autre navire les aurait finalement secourus.

L'auteur présumé n'a pas encore pu être joint

Manque de chance, l'auteur présumé du signe de détresse se trouvait en virée en Méditerranée, avec un faible réseau téléphonique et internet. La police n'a pas pu établir de communication dans l'immédiat, afin de confirmer les informations communiquées par son prétendu frère. Mais la piste semble tout à fait sérieuse, insiste ABC, puisque ce dénommé "Robert" est tout de même parvenu à adresser des photographies du signe SOS à la police, prises au moment des faits.

Ce n'est pas la première fois que des aventuriers malchanceux recourent à de telles marques de détresse. En 2014, des marques laissées sur le sable avaient permis de sauver un groupe de plongeurs, cette fois dans l'est du pays. La police australienne profite de cette nouvelle affaire pour rappeler l'intérêt d'un système de communication moderne, comme un téléphone satellite ou une balise-radio. Ecoutez-les. Si vous êtes vraiment en danger, cela évitera aux secours de s'affoler quatre ans trop tard (ou au pire, écrivez la date. Comme ce Britannique en 2015).