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Vidéo Le CHU d'Angers et une opératrice du Samu, responsables de la mort d'une jeune femme ?

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France 3
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L'hôpital d'Angers ainsi qu'une permanencière du Samu comparaissent pour homicide involontaire.

Six ans après la mort de Stéphanie Rousset, le CHU d'Angers et une permanencière du Samu se retrouvent devant la justice. Leur procès pour homicide involontaire débute ce lundi 19 janvier au tribunal correctionnel d'Angers. La justice doit ainsi se prononcer sur leur responsabilité dans la mort d'une mère de famille, emportée par une embolie pulmonaire.
Les faits remontent au 9 avril 2009. Stéphanie Rousset, 27 ans, fait un malaise. Son compagnon Arnaud Blot compose alors le 15. Il faudra cinq appels consécutifs pour que quelqu'un lui réponde. Pire, au bout du fil, la permanencière ne prend pas vraiment son appel au sérieux. Les secours n'arriveront que 45 minutes après. Le décès de la jeune femme sera constaté quelques heures plus tard à l'hôpital. "Qu'est ce que j'ai fait pour ne pas qu'on traite mon appel, qu'est ce qui s'est passé au sein du Samu 49 ?", se demande désormais le jeune homme.

"La responsabilité est probablement partagée"

Mais le CHU se défend de toute faute. "La permanencière n'a pas compris à demi-mot la gravité de la situation. Il y a peut-être eu un retard au départ, effectivement. La responsabilité est probablement partagée. Dire qu'il y a une erreur, oui. Dire qu'il y a une faute, c'est beaucoup plus grave", souffle Philippe Pézard, le vice-président de la commission médicale d'établissement du CHU d'Angers.

Ce soir, le procureur a requis un an de prison avec sursis pour l'opératrice et 5 000 euros d'amende contre l'hôpital.

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