Balcon effondré à Angers : au procès, la relaxe de l'architecte suscite l'incompréhension des familles de victimes

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Procès du balcon effondré d'Angers : la relaxe de l'architecte suscite l'incompréhension des familles de victimes
Article rédigé par
H.Puffeney, M.Selli, B.Bervas - France 2
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Trois des constructeurs du balcon qui s'était effondré à Angers en 2016, faisant quatre morts, ont été condamnés mardi 31 mai à de la prison avec sursis.

L'incompréhension se lit sur les visages des familles de victimes du balcon effondré d'Angers (Maine-et-Loire), mardi 31 mai. Depuis le drame survenu le 15 octobre 2016, au cours duquel quatre étudiants avaient trouvé la mort, les familles attendaient le procès. Elles en ressortent dépitées. "On a l'impression qu'on a été entendu, mais pas écouté", témoigne Pascale Chéné, mère de Lou Chéné, une des victimes.

Deux maçons et un contrôleur de chantier condamnés

Les victimes étaient décédées lors d'une soirée dans un appartement. Le balcon sur lequel elles se trouvaient s'était effondré, les emmenant dans une chute mortelle de plusieurs étages. Lors du procès étaient jugés ceux qui ont conçu, construit et contrôlé ce balcon dangereux. Pour le procureur, le principal responsable était l'architecte, Frédéric Rolland : quatre ans de prison, dont deux fermes, avaient été réclamés. Le tribunal l'a finalement relaxé. Il a bien commis des fautes, des malfaçons, mais pour la justice, elles n'ont pas de lien direct avec la catastrophe. Une relaxe inacceptable pour les familles de victimes. Un autre prévenu, le conducteur de travaux, a été relaxé. Deux maçons et un contrôleur de chantier ont été condamnés à de la prison avec sursis. 

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