Air Cocaïne : Alain Castany condamné à 20 ans de prison en appel par la justice dominicaine

La justice dominicaine a confirmé la condamnation du Français.

Alain Castany après une audience au tribunal de Saint-Domingue, le 17 juin 2014.
Alain Castany après une audience au tribunal de Saint-Domingue, le 17 juin 2014. (ERIKA SANTELICES / AFP)

Le Français Alain Castany, condamné à 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue dans l'affaire Air Cocaïne, a vu sa condamnation confirmée en appel jeudi 3 novembre. La cour d'appel de Saint-Domingue "rejette l'appel interjeté par l'accusé", selon la décision de la juge Doris Pujols.

Son avocate Luz Diaz n'a pas souhaité voulu commenter la décision avant de s'entretenir avec son client, toujours hospitalisé à cause des graves blessures dont il souffre après avoir été fauché par une moto, il y a plusieurs mois sur le sol dominicain.

En appel, son avocate avait soulevé des témoignages contradictoires

Alain Castany, 70 ans, avait été interpellé en compagnie de trois autres Français, dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, par la police dominicaine. Celle-ci avait intercepté, sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana, un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord. Alain Castany, qui se trouve en liberté conditionnelle, est présenté comme un apporteur d'affaires dans ce dossier.

Il avait été condamné en août 2015 à vingt ans de prison en même temps que Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et les deux pilotes de l'avion, Bruno Odos et Pascal Fauret. Ces deux derniers avaient fui en France en octobre de la même année.

Lors de son procès en appel, en septembre, la défense d'Alain Castany avait avancé que la déclaration d'un Dominicain, poursuivi dans cette même affaire, contredisait le témoignage d'une employée d'une entreprise de l'aéroport, témoin au procès, qui, au contraire, le disculpait. Alain Castany, accusé d'avoir assisté au chargement de la drogue dans l'avion, n'était en réalité pas présent à ce moment-là, expliquait son avocate Luz Diaz, car il cherchait avec cette employée Nicolas Pisapia dans un autre terminal.