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Mort du petit Tony : le beau-père condamné à 20 ans de réclusion, la mère à quatre ans

Le parquet général avait requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre du beau-père "tueur" et cinq ans d'emprisonnement pour la mère au silence "complice".

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Une marche blanche en hommage au petit Tony est organisée, le 30 novembre 2016, à Reims (Marne). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Quatre ans après le meurtre, le verdict. La cour d'assises de la Marne a condamné, vendredi 5 février, le beau-père du petit Tony à 20 ans de réclusion criminelle pour "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur un mineur de 15 ans" et "violences habituelles". Loïc Vantal voit sa condamnation assortie d'une peine de sûreté des deux-tiers et d'un suivi socio-éducatif de sept ans. 

Condamnée à quatre ans de prison, dont un avec sursis probatoire, la mère, Caroline Letoile, a été reconnue coupable de "non-dénonciation de mauvais traitements" et "non-assistance à personne en danger".

Un appartement "devenu un abattoir"

Pour "l'enfer" infligé à Tony, mort à trois ans sous les coups en 2016, le parquet général avait requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre du beau-père "tueur" et cinq ans d'emprisonnement dont un avec sursis pour la mère au silence "complice". Au fil des trois mois de cohabitation du couple, avant l'issue mortelle en novembre, l'appartement était "devenu un abattoir", selon l'avocat général.

Jeudi, Loïc Vantal, 28 ans, avait reconnu les avalanches de coups - "je pouvais pas m'arrêter de taper" - et avoir entraîné la mort de l'enfant, mais sans le tuer "volontairement". Le garçonnet avait succombé à un éclatement de la rate et du pancréas. Le beau-père avait déjà sept condamnations pour violences à son actif, après une enfance difficile marquée par la violence de son propre père.

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