VIDEO. L'ex-urgentiste Nicolas Bonnemaison jugé en appel pendant deux semaines

Il est accusé d'avoir empoisonné sept patients en fin de vie à l'hôpital de Bayonne.

FRANCE 3
Le docteur Nicolas Bonnemaison n'en a pas fini avec la justice. Ce médecin urgentiste accusé d'avoir empoisonné sept patients en fin de vie à l'hôpital de Bayonne est jugé en appel, à partir du lundi 12 octobre, pendant deux semaines devant la cour d'assises d'Angers (Maine-et-Loire).

"Acharnement et incompréhension" pour certaines familles

L'ex-urgentiste a été acquitté lors de son premier procès. Certaines familles continuent de le soutenir. "J'ai deux mots qui me viennent à l'esprit, c'est acharnement et incompréhension", explique Patricia Dhooge, veuve d'un patient.
 
Pour le parquet et d'autres familles, le docteur Bonnemaison a clairement franchi les limites de la loi sur la fin de vie. Les dossiers médicaux de plusieurs patients indiquent clairement que ces derniers ne ressentaient pas de souffrance intolérable et que ni eux ni leurs familles n'avaient sollicité une quelconque aide à mourir. En outre, le médecin a décidé seul de procéder à ces injections mortelles, sans en référer à un collège médical comme l'exige la loi.
 
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En 2012, 1 432 euthanasies ont été officiellement enregistrées, représentant 2% des décès en Belgique. (VOISIN / PHANIE / AFP)