La maire UMP d'Aix, Maryse Joissains, mise en examen pour prise illégale d'intérêts

Elle a précisé être poursuivie pour l'emploi d'une collaboratrice de son cabinet à la Communauté du Pays d'Aix et la promotion de son chauffeur.

Maryse Joissains-Masini, le 27 décembre 2013 à Aix-en Provence (Bouches-du-Rhône).
Maryse Joissains-Masini, le 27 décembre 2013 à Aix-en Provence (Bouches-du-Rhône). (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Récemment réélue, Maryse Joissains-Masini comptait ressortir "sans aucun problème" de son entrevue avec le juge, rapporte France 3 Provence-Alpes. A l'issue de sa convocation, mardi 8 avril, la maire (UMP) d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a annoncé sa mise en examen pour prise illégale d'intérêts dans le cadre d'une affaire d'emplois présumés de complaisance.

"On gagne à moitié", a réagi l'élue, qui craignait d'être poursuivie pour les cas litigieux de quatre fonctionnaires. La justice n'en a finalement retenu que deux.

Que lui reproche-t-on ?

Maryse Joissains-Masini explique être poursuivie pour l'emploi, à la Communauté du Pays d'Aix (CPA), d'une collaboratrice de son cabinet, chargée d'une mission concernant les animaux, et la promotion de son chauffeur en catégorie A, le plus haut grade dans la fonction publique.

"Ce qui est contesté, c'est l'avancement de l'un, assure la maire. Pour l'autre, la communauté d'agglomération n'a pas la compétence protection animale, mais elle était souhaitée par tous les maires."

Comment se défend Maryse Joissains-Masini ?

"Il n'est pas contesté que ces deux personnes travaillent, ce ne sont pas des emplois fictifs", martèle-t-elle. Ainsi, c'est son chauffeur, Omar Achouri, glisse La Provencequi l'a déposée pour son rendez-vous avec la justice.

Maryse Joissains-Masini assure n'avoir "fait qu'appliquer la loi". Elle dénonce une "affaire de cornecul", précise le quotidien régional. Pour sa part, son avocat évoque un problème d'ordre administratif, et non pénal.