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La justice interdit la diffusion du programme 'Intime conviction" sur Arte et internet

Dans cette fiction se rejoue un procès inspiré de l'histoire du docteur Jean-Louis Muller, acquitté en octobre du meurtre de sa femme. 

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France Télévisions
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Les acteurs Philippe Torreton et Camille Japy dans le téléfilm "Intime conviction", de Rémy Burkel. (ARTE )

Toute ressemblance avec des faits réels n'est pas fortuite. Jeudi 27 février, une juge des référés a interdit la diffusion par Arte du téléfilm Intime conviction. Dans cette fiction se rejoue un procès inspiré de l'histoire du docteur Jean-Louis Muller, acquitté définitivement en octobre du meurtre de sa femme.

Succès d'audience, ce téléfilm de Rémy Burkel, avec Philippe Torreton et Camille Japy, a d'abord été diffusé le 14 février sur la chaîne franco-allemande. En parallèle, un site internet prolongeant cette fiction devait permettre de suivre le procès du suspect, le docteur Villers, médecin légiste comme le docteur Muller jusqu'au 2 mars. Ce jour-là, l'épilogue devait prendre la forme d'un verdict prononcé par le jury, et en parallèle d'un verdict issu d'un vote des internautes.

Or, les avocats de Jean-Louis Muller soulignaient de nombreuses similitudes entre l'histoire de leur client et celle jugée du téléfilm.

Atteinte à la vie privée

Selon l'ordonnance, "l'atteinte portée à la vie privée du docteur Jean-Louis Muller et le préjudice subi du fait du programme qui propose de le rejuger, et ce quelque soit l'issue du faux procès ou le résultat des votes des internautes, sont d'une telle ampleur que la demande de cessation de diffusion du programme sans délai (...) est justifiée".

En conséquence, la juge des référés a ordonné à Maha Productions et Arte "de faire cesser toute diffusion du programme", sur quelque support que ce soit et sous astreinte de 50 000 euros. Cette interdiction court jusqu'à ce qu'une décision soit rendue par les juges du fond, la procédure de référé étant une procédure d'urgence.

La société de production fait appel

"Cette ordonnance est une véritable censure et nous interjetons immédiatement appel", a réagi l'avocat de la société Maha Productions, Me Christophe Bigot. L'audience en appel devrait intervenir dans les prochains jours.

"La justice se rend dans les palais de justice et pas ailleurs", s'est au contraire félicité Me Eric Dupond-Moretti, qui défend Jean-Louis Muller.

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