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Meurtre d'Elodie Kulik : la justice accepte la remise en liberté du mis en examen

L'homme, seul mis en examen pour sa participation à ce crime perpétré dans la Somme en 2002, devra porter un bracelet électronique.

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France Télévisions
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Caché sous une couverture, Willy Bardon, entouré de gendarmes devant le palais de justice d'Amiens (Somme), le 18 janvier 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La cour d'appel d'Amiens a accepté, vendredi 18 avril, la remise en liberté sous bracelet électronique de Willy Bardon, seul mis en examen pour sa participation au viol et au meurtre d'Elodie Kulik, dans la Somme, en 2002. Dans son arrêt, la cour précise que l'homme de 39 ans, écroué depuis janvier 2013, sera assigné à résidence sous surveillance électronique pendant six mois renouvelables.

Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne, avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ. Dix ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspectGrégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.

Enregistrement de voix

L'enregistrement de l'appel d'Elodie Kulik aux sapeurs-pompiers juste avant sa mort, sur lequel on distingue au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard, est, selon la défense, le seul élément à charge de l'accusation. 

La voix de Willy Bardon avait notamment été reconnue par l'ancienne compagne de Grégory Wiart, ainsi que dans une première expertise. Or, dans une nouvelle expertise de l'enregistrement effectuée récemment par les gendarmes, les enquêteurs se disent incapables de désigner la voix de Willy Bardon. La défense de ce dernier s'est appuyée sur cette nouvelle expertise pour demander sa remise en liberté.

"Il peut être réincarcéré purement et simplement" 

Willy Bardon sera suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation et ne pourra "pas s'absenter [de son domicile], sauf pour répondre aux convocations de la justice ou rencontrer ses avocats", a précisé Jean-Philippe Rivaud, magistrat de la cour d'appel d'Amiens. "Si toutefois il y avait une tentative de fuite, il peut être réincarcéré purement et simplement."

 

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