L'Eglise de scientologie visée par une enquête pour "harcèlement moral" et "abus de faiblesse"

Une plainte avait été déposée par douze salariés d'une société basée dans les Yvelines. Ils affirment avoir été forcés de suivre des formations dispensées par des membres supposés de la Scientologie.

Le siège de l\'Eglise de scientologie à Paris, le 8 février 2010.
Le siège de l'Eglise de scientologie à Paris, le 8 février 2010. (LOIC VENANCE / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le parquet de Versailles a ouvert mercredi 23 juillet une enquête préliminaire visant l'Eglise de Scientologie pour "harcèlement moral" et "abus de faiblesse" à la suite d'une plainte déposée en juin par 12 salariés d'une société en région parisienne. 

Cette plainte a été déposée le 3 juin dernier par douze salariés de la société Arcadia, dont le siège est situé à Voisins-le-Bretonneux, dans les Yvelines. Ce groupe spécialisé dans l'aménagement de combles et l'extension de maisons compte 90 salariés en France.

La Scientologie "omniprésente" dans leur entreprise

Ils affirment qu'ils ont été forcés de suivre des formations dispensées par des membres supposés de la Scientologie, "omniprésente" selon eux dans la société depuis plusieurs années. La plainte vise l'association spirituelle de l'Eglise de Scientologie (Celebrity centre), plusieurs formateurs ainsi que le PDG de l'entreprise. "Les formateurs scientologues ont infiltré la société dans le seul but de la piller financièrement, pour leur profit personnel et celui de la Scientologie", a expliqué à l'AFP l'avocat des salariés Me Olivier Morice. Au total, entre 1 et 2 millions d'euros auraient ainsi été détournés, selon lui.

 

Pour les employés, c'est le décès brutal en 2000 de l'un de ses enfants qui aurait conduit le PDG de la société "à se tourner vers la Scientologie". Dès 2008, le patron aurait réorganisé sa société en bénéficiant des conseils de formateurs appartenant selon eux à la Scientologie.

L'enquête a été confiée à la cellule d'assistance et d'intervention en matière de dérives sectaires, qui dépend de l'office central de répression des violences aux personnes.