Justice : la libération de deux meurtriers crée l'incompréhension

Pour la seconde fois en moins d'une semaine, une personne condamnée pour meurtre a été libérée. France 2 fait le point sur les causes de ces dysfonctionnements.

FRANCE 2

Condamnés pour meurtre et libérés. La situation suscite l'incompréhension. En moins d’une semaine, elle s'est pourtant produite deux fois. Le journaliste Dominique Verdeilhan fait le point. "Le tournant remonte a 2000. C'est la loi Guigou qui a instauré la possibilité de faire appel à un verdict d'assises. Seulement dans le même temps, la Cour européenne des Droits de l'homme a imposé le délai raisonnable, sous peine de faire condamner la France. C'est un délai qui n'est pas chiffré (...)", explique le journaliste de France 2.

Une justice débordée

La justice française est-elle débordée ? "Oui tout simplement parce que depuis quinze ans, le taux d'appel est constant. Il tourne aux alentours de 20 %. Un procès peut durer un jour, mais aussi plusieurs semaines. À Grenoble, une seule affaire va occuper la salle d'assises du 2 au 11 novembre. Sous entendu, les autres attendent", souligne aussi Dominique Verdeilhan.

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Nicolas Cano, le beau-fils de Manuela Gonzalez, condamnée à 30 ans de prison pour le meurtre de son père Daniel Cano, vendredi 18 avril 2014, à la cour d\'assises de Grenoble (Isère).
Nicolas Cano, le beau-fils de Manuela Gonzalez, condamnée à 30 ans de prison pour le meurtre de son père Daniel Cano, vendredi 18 avril 2014, à la cour d'assises de Grenoble (Isère). (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)