Intrusions violentes dans des piscines à Toulouse : un an de prison ferme pour un squatteur

Un jeune de 18 ans a été condamné pour avoir cassé le nez d'un résident qui lui demandait de quitter les lieux avec un groupe de squatteurs. 

Une piscine privée, à Toulouse, qui fait l\'objet d\'intrusions régulières et dans laquelle un résident a été agressé, le 24 juin 2015. 
Une piscine privée, à Toulouse, qui fait l'objet d'intrusions régulières et dans laquelle un résident a été agressé, le 24 juin 2015.  ( MAXPPP)

L'intrusion de baigneurs indésirables dans des piscines de résidences privées a dégénéré à deux reprises en violences à Toulouse depuis la mi-juin. Un agresseur vient d'être condamné à un an de prison ferme et écroué, indique une source policière à l'AFP, jeudi 2 juillet.

Ce jeune homme a écopé de 18 mois de prison dont un an ferme pour des faits commis à Colomiers (banlieue ouest de Toulouse), le 24 juin. Selon le quotidien La Dépêche du Midi, ce jeune de 18 ans, qui faisait partie d'un groupe de squatteurs, a été condamné pour avoir cassé le nez d'un résident qui lui demandait de quitter les lieux. Le jeune homme a nié les faits, mais la victime et plusieurs témoins l'ont formellement reconnu. L'individu a été interpellé le 29 juin, notamment grâce à des photos prises lors des faits. 

Dix à quinze appels par jour 

"Chaque été par temps chaud, police-secours reçoit 10 à 15 appels par jour d'occupants de résidences collectives avec piscine se plaignant d'intrusion d'éléments extérieurs, adolescents ou jeunes adultes, c'est assez peu par rapport aux 600 à 900 appels quotidiens reçus par la police de l'agglomération : ce qui est nouveau cette année, c'est que dans deux cas, depuis le 22 juin, les intrus ont frappé les résidents qui voulaient les chasser", souligne la direction départementale de la sécurité publique.

Une enquête est également en cours pour interpeller les membres d'un groupe qui avaient frappé deux femmes et molesté deux hommes le 22 juin, brisant un doigt de l'un d'entre eux dans une résidence du quartier de Jolimont (est de la ville). Deux adolescents de 14 ans, chassés une première fois, étaient revenus avec de jeunes adultes prêts à en découdre.