"Biens mal acquis" : le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, condamné à trois ans de prison avec sursis

L'avocat du fils du président Teodoro Obiang Nguema a dénoncé "une décision militante" après sa condamnation par la justice française, vendredi.

Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, lors d\'une messe à Bata, le 25 juin 2013.
Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, lors d'une messe à Bata, le 25 juin 2013. (JEROME LEROY / AFP)

Il était accusé de s'être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France. Le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, a été condamné, vendredi 27 octobre, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende avec sursis par la justice française. Le tribunal correctionel de Paris l'a reconnu coupable de "blanchiment", d'"abus de biens sociaux", de "détournement de fonds publics", d'"abus de confiance" et de "corruption". Il a également ordonné la confiscation de l'ensemble des biens saisis, dont un somptueux hôtel particulier avenue Foch, dans le 16e arrondissement de Paris. Il s'agit du premier jugement français dans l'affaire des "biens mal acquis".

Teodorin Obiang, 48 ans, ne s'est pas présenté lors de son procès. Le tribunal a rappelé qu'il était compétent pour le juger, car il s'intéressait uniquement à "l'infraction de blanchiment commise en France" par le dignitaire pour son usage "personnel", et non "des faits commis en Guinée équatoriale" par Teodorin Obiang "dans l'exercice de ses fonctions". Le fils du président Teodoro Obiang Nguema n'a eu de cesse, comme le pouvoir équato-guinéen, de contester la tenue de ce procès en France et la légitimité de la justice française.

Vendredi, sa défense a dénoncé vendredi une "décision militante" après la condamnation du vice-président de Guinée équatoriale. "Nous allons examiner tous les recours possibles", a précisé Me Emmanuel Marsigny après ce jugement très attendu dans le premier procès des "biens mal acquis" à Paris.