VIDEO. L'avocat de l'anesthésiste de Besançon s'interroge sur la présence d'une personne "non identifiée" sur des images de vidéosurveillance

Invité sur franceinfo vendredi, Jean-Yves Le Borgne a assuré que son client était innocent et a évoqué une tierce personne, non identifiée, filmée par les caméras de surveillance.

Il plaide l'erreur judiciaire. Invité vendredi 17 mai de franceinfo, Jean-Yves Le Borgne, l'un des avocats qui défendent l'anesthésiste de Besançon (Doubs) soupçonné d'avoir empoisonné 24 personnes, a estimé qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour incriminer son client, qualifié de "dénominateur commun" de ces empoisonnements par le procureur. "Je trouve que la notion de 'dénominateur commun' est un peu faible justement", a-t-il attaqué.

"Si l'on vous dit qu'il y a eu des empoisonnements alors qu'il n'était pas présent (...), si on vous dit qu'on a en vidéosurveillance une ombre qui arrive vers 3 heures du matin, de quelqu'un que l'on n'identifie pas, qui va rester 15 minutes sur place. Dans un premier temps, on s'est dit 'c'est peut-être les femmes de ménage' (...), pas du tout, en 15 minutes, on ne fait pas le ménage, qui est cette personne ?", a lancé l'avocat, évoquant "une voie de recherche".

"On a désigné le docteur Péchier comme étant possiblement le coupable. Possiblement, oui, mais comment expliquer qu'il y avait des empoisonnements quand il n'était pas là ? On dit qu'il avait préparé l'affaire. C'est un peu facile", a conclu l'avocat. Selon le procureur, Frédéric Péchier a reconnu en garde à vue qu'il y avait eu "des empoisonnements", tout en affirmant "qu'il n'en était pas l'auteur".

L\'un des avocats de l\'anesthésiste de Besançon (Doubs), Jean-Yves Le Borgne, le 17 mai 2019.
L'un des avocats de l'anesthésiste de Besançon (Doubs), Jean-Yves Le Borgne, le 17 mai 2019. (FRANCEINFO)